RUE DES SAINTS PERES. ;H
Augercau, pour passer du faubourg Sainl-Marceau, où l'avait pour lils un fruitier, au cœur du faubourg Saint-Germain, avec le bâton de maréchal, avait pris surtout par Lodi et par Castiglione, et le chemin lui avait paru court.
L'hôtel de Pons, qui touchait d'autre part h la maison de M. de Mirabeau, se retrouve avant les hôtels de Castres, ou de Castries, vl de Labrilîe, allas 56 et 60, qu'habitèrent MM. de Flamarcns et de Hautefort, contemporains du Larochefoucauld voisin et faisant presque vis-à-vis k MM. de Craon- Beauvau.
L'ancien hôtel dans lequel ces Craon succédaient aux Cossé-Brissac, avait été vaste. Plusieurs corpsde-logis en restent : celui qui confine ù la rue de Grenelle pourrait avoir logé l'un des maréchaux de Brissac du XVI« siècle. Mais on y a remis la main ii l'œuvre pour Charles de la Porte, duc de la Meilleraie, pair et maréchal de France, cousingermain du cardinal de Richelieu, et Marie de Cossé, qui lui devait d'être M"''' la maréchale. L'hôtelsortit h peine delà famille, en 1701, par le fait de l'acquisition de Claude Pécoil, maître-desrequêtes, qui procéda à une restauration: Louis- Timoléon de Cossé, duc de Brissac, épousa la fille de l'acheteur. Mais ne s'était-il pas détaché de la propriété deux maisons qui appartenaient en 1746 h Gabriel de la Porte, conseiller de la grand'chambre et doyen du parlement, portant le nom patronymique du maréchal? La duchesse eu aurait, audit cas, gardé l'usufruit dans le veuvage, car elle tenait directement en l'an 1696 à Louis du Tronchay, marquis de Vaires, qui tenait d'autre part au marquis de Cavoye.
Ce dernier, le brave Cavoye, avait été élevé avec le roi et il était devenu son grand-maréchaldes-logis. Après l'hôtel a dû de passer Villars