‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon IIIChapitre 33 sur 66 · RUE DES SAINTS-PERES · texte numérisé non relu

RUE DES SAINTS-PERES

au glorieux vainqueur de Denain, ou à son iils, qui protégea Voltaire.

Nous avons déjà louché un mot de l'hôtel de Pons proprement dit, qui survit tout-à-iait en face. Le marquis de Clermont-Renel y séjourna, et sa lille épousa le comte de Stainville-Choiseul, qui fut ministre. M'"« de Clermont-Renel avait pour grandpère le fermier-général I.emonnier, dont le faubourg Saint- Germain la décrassait. Ce flnancier, tils d'un fabricant de drap d'Elbeuf, avait commencé par être receveur des tailles ; il avait épousé une belle servante de cabaret, que Jacques de Vitry, autre fermier-général, avait eue depuis pour maîtresse, le duc de Luxembourg ensuite.

Rue Gnilloii. (i)

Les Variantes de l'Estampille. — Vlntendant de M""^ de Maintenon. — il/"e d'Estrées. — Une Passion de Fille d'Opéra. — Les Notables de la Rue au XVI 11^ Siècle. — Les deux Portes de Sortie.

Hérault, lieutenaiit-de-police, fit mettre au coin des rues, en 1728, des inscriptions dénominatives : il avait l'embarras du choix pour la rue Gaillon, qui s'appelait aussi de Lorges, avec la portion de la rue Neuve-Saint-Augustin, qui avoisinait l'hôtel du maréchal de Lorges. On l'avait déjà dite rue de la Porte-Gaillon, avant que fût jetée bas la porte urbaine, qui se trouvait auprès du 8 actuel de la rue de la Michodière; on l'avait connue tout d'abord, sous Charles VIII, comme rue Michel- Regnaut, du chef d'un voiturier y ayant maison et jardin. Cette désignation primitive avait appartenu simultanément à la rue Saint-Roch. Au wur^ siècle, un nouveau rapprochement mit pour quelque temps du Saint-Roch sur fun et l'autre de leurs écriteaux.

Peu de temps après la mort de Louis XIV, quatre maisons de notre rue, notamment le n° 10, appartenaient à M""' du Fresnoy, et cette dame n'habitait que la dernière desdites propriétés qui se suivaient. Une maison plus modeste, qui était le 5 ou le M, avait pour occupant Vacherot, intendant de M""" de Maintenon. La maison de Saint-Cyr devait, par

(1) Notice écrite on 1860.

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