‹ Les anciens canadiens [microforme]Chapitre 12 sur 27 · RENE. DR · texte numérisé non relu

RENE. DR

les Peaux-Rouges du Canada, qu'on ne pend que les chiens et que s’il visitait les pays des âmes la corde au cou, les guerriers sauvages ne voudrgient pas chasser avec lui.

LA GRAND'LOUTRE (secouant la tête d'un air de

doute).—Mon frère ment encore. Les sauvages écossais sont toujours des visages pâles, ils ne doivent pas avoir le courage de souffrir comme les Peaux-Rouges. (Zes yeux de Dumais lancent des flammes, il brandit sa hache, mais se remettant, 1 secoue la cendre de sa pipe.) .. Dumais.—Quand la Grand’Loutre est tombé malade de la picotte, près de la rivière du Sud, ainsi que sa femme, son père et ses deux fils, Dumais est allé les chercher au risque de prendre la maladie lui-même ainsi que sa famille. Il les a transportés dans son grand wigwam où il les a soignés pendant trois jours. Ce n’est pas la faute de Dumais si le vieillard et les deux jeunes gens sont morts ; Dumais les a faits enterrer avec des cierges à l’entour de leur corps coiime des chrétiens et la Robe-Noire à prié le Grand-Esprit pour eux.

La GRAND'LouTRE.-—-$Si Dumais ainsi que sa femme et ses enfants fussent tombés malades dans la forêt, la Grand’Loutre les aurait portés dans son wigwam, aurait pêché le poisson des lacs et des rivières, chassé le gibier dans les bois, aurait acheté l’eau de feu qui est la médecine des Français, il aurait dit: ‘ Mangez et buvez, mes frères, et prenez des forces.” La Grand’Loutre et sa squaw auraient veillé jour et nuit auprès de la

couche de ses amis français et la Grand’'Loutre

n'aurait pas dit: ‘Je t'ai nourri, soigné et j'ai acheté avec mes pelleteries l’eau de feu qui est a

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