SCÈNE V
Les PRÉCÉDENTS, JULES. (A son arrivée, De Saint- Luc fait présenter et déposer les armes.)
JULES.—-Bien! braves miliciens, j'espèreque vous saurez vous montrer les généreux défenseurs de notre patrie et vous verrez que si la vie de soldat a ses déboires elle a aussi ses charmes. Je crois m’apercevoir que vous n’engendrez pas mélancolie.
DE Sainr-Luc.-—La gaieté, mon commandant, voilà le partage du soldat de la Nouvelle-France. Nous sommes parfaitement heureux ici, il ne nous manque qu’une chose, l'ennemi.
José.— Oui, mon cher Jules (se reprenant), mon commandant, tâchez de nous y conduire bientôt à la bataille pour que nous leur montrions leur saté-.: chisme à ces Anglais. |
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Dusé.—Que je désire le moment où je pourrai me frotter un peu avec ces hérétiques.
FoNTAINE.—Pi, moé donc... ah! bigre....
JULES.—A ces, élans je reconnais le sang généreux qui coule dans vos veines. Mes amis, l’heure est solennelle. L'ennemi paraît plus puissant que jamais. Eh bien! sachons envisager les dangers en vrais patriotes, avec toute la dignité et le courage de nos ancêtres.
Tous.—- Vive monsieur Jules d'Haberville ! !
JULES.—Bientôt doit arriver le brave Dumais que nous avons député vers les sauvages pour sonder leurs dispositions et les engager à lever la hache de guerre. En revenant de son ambassade il a dû passer par le quartier de mon père pour y prendre des renseignements sur le nombre des ennemis et m'en informer. Aussitôt qu'il sera de retour, nous irons camper au nord-est de Québec, afin de couper la route des Anglais. Mais voici déjà Dumais.