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là les tourments d’une soif brûlante sans proférer une seule parole : c'était bien le supplice de Tantale, à la vue des eaux si fraiches et si limpides du beau lac qui dormait à ses pieds; mais sous l'impression que cet homme pouvait être un Français, il se hasarda à dire :
— S'il est un chrétien parmi vous, pour l'amour de Dieu qu'il me donne à boire.
— Que veut le chien? dit la Grand'-Loutre à son compagnon.
L'homme interpelé fut quelque temps sans répondre ; tout son corps tressaillit, une pâleur livide se répandit sur son visage, une sueur froide inonda:son front; mais, faisant un grand effort sur lui-même, il répondit de sa voix naturelle :
— Le prisonnier demande à boire.
— Dis au chien d’Anglais, dit Talamousse, qu’il sera brûlé demain ; et que, s’il a bien soif, on lui donnera de l’eau bouillante pour le rafraichir.
— Je vais le lui dire répliqua le Canadien, mais en attendant, que mes frères me permettent de porter de l'eau à leur prisonnier.
— Que mon frère fasse comme il voudra, dit Talamousse : les Visages-pâles ont le-cœur mou comme des jeunes filles.
Le Canadien ploya un morceau d’écorce de bouleau en forme de cône, et le présenta plein d’eau fraiche au prisonnier en lui disant :
— Qui êtes-vous, monsieur ? Qui êtes-vous, au nom
de Dieu : vous dont la voix ressemble tant à celle d'un
homme qui m'est si cher?
__ Archibald Cameron of L s de vos compatriotes ; a bien mérité le sort qui l'attend.
repris Dumais, Car C'était lui, — quand il me faudrait ces deux Canaoua,
Je vais d’abord es-
ocheill, dit le premier, Yami autrefoi leur ennemi au jourd'hui, et qui — Monsieur Arché, quand vous auriez tué mon frère, £endre le crâne avec mon casse-tête à e heure vous SeTez libre. !
dans un sayer la persuation, avant d'en venir aux mesures de rigueur. Silence maintenant.
s Indiens, et leur dit
Dumais reprit SA place près de après un silence assez prolongé 3 —Le prisonnier remercie les peaux souffrir la mort d'un homme ; il dit qu
visage pâle sera celle d’un guerrier.
— Houa ! fit la Grand’-Loutre, Anglais Je hibou qui € lamente, quand il voit le fe endant la nuit. 3 nua à fumer en rega
rouges de jui faire e la chanson du
u de nos
wigwams P Et il conti mépris.
e— L maintenant qu'il es lâche qui n’a pu souffr
pris qu°
Anglais, dit Talamousse, parl t loin du poteau ; ir la soif ; l'Anglais,
4 Canaoua: nom do mé les anciens Canadi
| wages.
a Le nibou, peu soc:able de sa nature, poussè souvent à la vue du feu qu'allument, la nuit, dans les bois, ceux forêts canadiennes On croirait que, dans leur fureur; ils vont £e dans les flammes qu'ils touchent fréquemment de leurs ailes.
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