CONCLUSION
Des douze églises épiscopales comprises autrefois dans la province de Tours, quatre seulement nous offrent des catalogues d'évêques en assez bon état de conservation pour qu'on puisse leur reconnaître une valeur historique, dans toute leur étendue. La métropole, Tours, possède un petit liber episcopalis qui , malheureusement , ne dépasse pas le sixième siècle. Il est cependant continué par une liste pourvue d'indications chronologiques. A Angers, à "Nantes, au Mans, nous n'avons que des listes de noms. Celle d'Angers, dont le développement peut être étudié dans une suite de recensions, a pour première attestation un bon manuscrit du neuvième siècle; celle de Nantes se rencontre dans un manuscrit du onzième siècle. Quant à celle du Mans, on est obligé de la dégager des élucubrations apocryphes d'un faussaire, mais d'un faussaire du neuvième siècle, qui parait avoir respecté la tradition en ce qui regarde la série des anciens évêques. Ainsi, pour ces quatre diocèses, nous tenons un fil, bien léger, il est vrai, mais continu, qui rattache aux origines les temps où l'histoire est mieux connue.
Ce secours nous manque pour les régions occidentales de la province, pour cette péninsule armoricaine oii l'immigration bretonne d'abord, plus tard les invasions normandes, causèrent, du sixième au dixième siècle, de siprofondes perturbations. Les essais tentés au douzième