‹ Les anciens forts de Lachine et Cavelier de La Salle [microforme]Chapitre 11 sur 23 · LE : "TT DE LACHINE, AUSSI APPELÉ FORT REMY, JEAN MILLOT · texte numérisé non relu

LE : "TT DE LACHINE, AUSSI APPELÉ FORT REMY, JEAN MILLOT

La tâche de remplir les obligations de La Salle envers le Séminaire retomba sur Jean Millot, acquéreur de sa terre, A titre de seigneur, de La Salle s'était obligé de construire un moulin seigneurial et un fort sur son domaine, de manière à protéger les colons de la côte, Comme je l'ai dit, les titres de concessivn de cette époque sont rares, étant généralement sous seing privé. Aussi presqu'à chaque entrée du livre terrier, il est dit que le titre de concession manque, Je viens de parcourir celui

de Pierre Gauthier dit Sagouingara, signé sous seing privé par M. de Queylus, le 31 mai 1671, et déposé au greffe de Bourgine, notaire à Villemarie, en l'année 1685 ; il y est déclaré qu'eileétait voisine de celle de Charles LeMoyne, la terre en roture vendue par de La Salle à MM. Le Ber et LeMoyne, et que la concession ‘est faite à la charge d’avoir feu et lieu dans le village de la dite côte.” Ajoutons que cette condition ne se trouve pas dans tous les titres,

Dès le 11 juin 1670, Jean Millot s'obligea envers le Séminaire de construire le moulin seigneurial à farine qui devait en même temps servir de redoute et le 8 septembre de la même année, il passait marché avec une société d'entrepreneurs pour le bâtir. Ce moulin à vent était en effet parachevé le ler mai 1671; il était était sur le bord de la côte, en avant de l'endroit où fûrent plus tard élevés le presbytère et la chapelle de bois, à petite distance de la ligne d’en bas du domaine, en face des Pères Oblats de nos jours. Il était en maçonnerie, avec meurtrières chaque côté des portes, couvert de bardeaux et il avait enfin la forme de tous les moulins à vent. Il coûta mille écus. Millot agrandit la maison de La Salle et fit enclore de pieux de cèdre son établissement et le village tracé par de La Salle pour la sûreté des habitants et la protection de con commerce. Des bastions en bois flanquaient les quatre coins de la palissade d’où le canon était tiré pour annoncer l'approche des Iroquois. Tous ces travaux furent faits en 1670, 1671 et 1672. On trouve au greffe de Basset plusieurs quittances des entrepreneurs, entr'autres une de Dany du 25 janvier 1673, et une autre de Bonnier, du 19 février 1674. En même temps, 1672, M. de Frontenac faisait réparer la route qui conduisait le long du fleuve de Villemarie à Lachine.

Faillon nous dit enfin que le 2 septembre 1673, Jean Millot abandonna le moulin au Séininaire comme une charge insupportable, moyennant le remboursement de la somme dépensée.

Le fort, ainsi construit par Millot, prit de suite le nom de “la Chine,” qu'il gardaà l'exclusion de tout autre, jusqu'à la construction de l'église en 1676, En 1681, s'il faut en croire le recensement de cette année, Millot avait 170 arpents en valeur,

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