‹ Les anciens peuples de l'EuropeChapitre 170 sur 303 · Iliade, IX · texte numérisé non relu

Iliade, IX

9. Odyssée, IX, 190-211. Archiloqne, chez Athénée, I, p. 30 F.

10. Pausanias, IX, 30, o. Cf. Xénophon, Anabase, \'\], 3, 2tj. Théopompe, fr. 149 (F. h. G., I, p. 304).

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lixée par Hérodote à seize cents ans avant lui, c'est-à-dire à environ 2000, peut-elle servir à dater l'introduction de la vig-ne en Grèce par les Thraces ?

- Quant à la légende de Dèmêter qui, venant de Crète, s'arrête à Eleusis * et donne au Thrace Euniolpe la garde et l'administration des mystères, il est peu probable qu'elle doive s'expliquer par l'introduction en Grèce de la culture ilu blé par l'intermédiaire des Thraces, le culte de Démâter étant, à l'époque la plus ancienne, concentré en Crète et en Thessalie -. En tout cas, les archéologues pensent que les faucilles de bronze qu'on ne trouve jusqu'ici en grand nombre que chez les Ligures, les lUyriens et les peuples de l'Europe centrale, auraient été inventées par les Thraces, mais fabriquées et répandues par les Ligures ■^.

Quelques historiens modernes ont mis en doute que les Thraces légendaires, contemporains d Eumolpe et d'Orphée, peuple civilisateur, appartinssent à la même race que les Thraces historiques, peuple barbare "*. Si ce problème doit être posé, il est, en tout cas, insoluble.

Les noms thraces, comme les noms phrygiens, ont la forme, bien connue dans les langues indo-européennes, de composés à deux termes. Les noms de personnes otfrent, à côté de la forme complète, une forme hypocoristique abrégée : Aivî-y.îvOiç, Bithi-centhus ; Bithus, Kév6sr; — Muca-senus \ Mixa; : — Als/.a-zsp'.; ; riip'.r. Les noms de lieux se terminent : en -,jp!,a (qui d'après Strabon signifie « ville ») M£73:;A-,jp(a, i;aAj;j.-^p(a ; en --xpx : }>loj-:Z'.--ipy., Bessa-para ; en -dizos : Ostu-dizos, Barfii-dizos ; en -deva : Pulpu-deva, Mojp'.-^i^x ■'.

i. Hymne homérique à Démêler, 123-124,

2. Maury, Histoire des religions de la Grèce, I, 1857, p. 278.

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