Pline, XXXI, 53. Pausanias, X
Les anciens peuples de VEurope. 14
et rillyrie ', puis la Thessalie -.Arrêtés en Etolie '^ et à Delphes '', les uns allèrent fonder un royaume en Thrace •'' ; d'autres s'établirent au centre de l'Asie Mineure en Galatie ^, où l'on a relevé d'ailleurs des noms de lieux celtiques en -rnagiis, comme Scingo-magus ; en -hrign, comme Eccohriga ; et des noms de peuples celtiques comme Teclosages. Ce fut peut-être rétablissement des Celtes qui présenta le plus de cohésion et de centralisation. Chacun des trois peuples, qui parlaient la même langue et ne présentaient point entre eux de différences sensibles, était divisé en quatre tétrarchies, dont chacune avait à sa tête un tétrarque assisté d'un juge et d'un chef militaire. Le conseil des douze tétrarques comprenait trois cents membres, spécialement chargés de juger les procès pour meurtre et qui se réunissaient dans un endroit appelé A;:jv£;j.etov ".
Cette expédition d'Asie Mineure fut la dernière des grandes randonnées celtiques dans le monde. En dépit de leur apparence désordonnée et farouche, elles avaient toutes un but précis et pacifique : obtenir des peuples voisins des terres à exploiter. Ces fiers guerriers étaient, au fond, des agriculteurs. Leur but ne fut que partiellement atteint. Ils avaient acquis les vallées fertiles de la Gaule et la riche plaine du Pô ; mais, ailleurs, leur victoire sur des peuples mal organisés et sans cohésion n'eut pas de résultat durable. Ils ne furent pas maîtres de la vallée de l'Ebre ; ils ne purent s'implanter dans l'Italie centrale, ni en Grèce. Pour
1. Justin, XXIV, 4-C; Pausanias, X, 19, 6-7; 9. Cf. Diodorc, XXII, 9, 1, qui donne le chifTre de 10.000 cavaliers.