Parthénios
9. César, I, 13, 0. Tite Live, V, 36, G. iOiodore, XIV, 113. Plutarque, Camille, 17-18.
10. Platon, Lois, I, p. 637 d. Aristolc, Politiques, VII, 2, 5.
11. A. Ilolder, Allccltischer Sprachschalz, Leipzig, 1896-190'»- (t. I et II parus; t. III en cours de publication . Dottin, Manuel pour servir ,î l'élude de rAntiquili' cel/if/ur, 2*^ éd., p. 60-139.
vieux celtique, à une date antérieure à la séparation des deux rameaux britt()ni((ue et gaélique, par la comparaison des langues celtiques, dont l'une, l'irlandais, nous est connue depuis le viii® siècle de notre ère, et l'autre, le gallois, dès le XI'' siècle.
Les Celtes n'ont point eu, semble-t-il, d'alpliabet national ; ils ont utilisé, selon les pays où ils se trouvaient, l'alphabet latin, l'alphabet grec, l'alphabet étrusque. On trouve en Irlande, à une époque historique, un alphabet singulier, lalphabet oghamique , dent certains éléments peuvent remonter à une assez haute antiquité. Les lettres y sont formées de barres parallèles dont le nombre varie de une à cinq, et que Ton disposait sur l'un des côtés ou sur les deux côtés de l'arête d'une pierre ou d'un tronc d'arbre. Cet alphabet serait une adaptation à l'alphabet latin de caractères primitifs dont la trace se retrouve dans l'écriture runique '.
Environ un siècle avant notre ère, alors que les invasions gauloises qui avaient répandu la terreur en Europe n'étaient plus qu'un souvenir lointain, de nouveaux peuples envahissaient le Norique, la Gaule et l'Italie. On les appelait les Cimbres et les Teutons ^. Les Cimbres venaient, comme les Celtes, des bords de l'Océan septentrional ; on racontait qu'ils avaient quitté la Chersonnèse cimbrique,
1. Ph. Berger, Histoire de l'écriture dans VAnliquité, 2« éd., p. 3tl-
2. K. Zeuss, Die Deutschen und ihre Xachharstâmme, Munich, 1837. K. Mullenhoff, Deutsche Altertuniskunde, II, p. 189-236; III, p. 194-204. A. Geffroy, Rome et les barbares, étude sur la Germanie de Tacite, 2^ éd., 1874. Feist, Indogermanen und Germanen, Halle,
3. K. MlillenhofT, Deutsche Alterlumskunde, II, p. 112-189, 282-302. Voir ci-après, cli. iv.
chassés par un terrible raz de marée. Ils étaient, disait-on, au nombre de trois cent mille ', accompajçnés de leurs femmes, qui les suivaient dans toutes les expéditions. Elles les excitaient pendant les combats parle bruit quelles faisaient en frappant sur les peaux qui recouvraient leurs chariots. Parmi ces femmes, il y avait des prophétesses toutes vêtues de blanc, qui, après avoir égorg-é les prisonniers de g-uerre, prédisaient lavenir et la victoire, en examinant les entrailles des victimes et la manière dont le sang^ jaillissait dans le bassin destiné à le recueillir -. Les Teutons venaient des environs du golfe Codanus (Kattegat) 3.
Parmi les Anciens, les uns regardèrent les Cimbres comme identiques aux Cimmériens, parce qu'il y avait quelque rapport entre les deux noms '• ; d'autres les confondirent avec les Celtes ou Gaulois '■, ou avec les Scythes 'J ; d'autres, enfin, les déclarèrent Germains ". Les Teutons sont expressément classés parmi les Germains ^. 11 est possible qu'il y ait eu parmi les envahisseurs des g-uerriers d'origine et de nom celtiques, comme Teutohodus, roi des Teutons, Boiorix, roi des Cimbres ; mais l'orig-ine germanique des deux peuples, dont l'audacieuse invasion fut arrêtée par Marins, ne peut guère être mise en doute. Leur apparition à Noreia, en 113 avant notre ère'-*, est la pre-