Voir ci-dessous, p
mière date de 1 histoire des Germains, à une époque où ceux-ci n'avaient pas encore été compris par les Romains sous un nom désignant l'ensemble de leur race.
Les Cimbres et les Teutons apparurent aux Anciens comme des hommes de taille gigantesque et de force prodigieuse, aux yeux clairs K
L'infanterie des Cimbres prit la formation en phalange à la bataille de Verceil. Les cavaliers, au nombre de quinze mille, étaient magnifiquement équipés. Leurs casques se terminaient en gueules béantes et en mufles de bêtes sauvages ; ils étaient surmontés de hauts panaches semblables à des ailes. Les cavaliers portaient aussi des cuirasses de fer et des boucliers d'une blancheur éclatante ; ils avaient de longues et lourdes épées, et chacun deux javelots '-.
La bravoure des Cimbres ne supportait pas la défaite. Pour empêcher les premiers rangs de se rompre, ils s'étaient, à la bataille de Verceil, liés ensemble par des chaînes attachées à leur baudrier. Les vaincus se suicidèrent ou furent tués par leurs femmes, qui, de leurs propres mains, étranglèrent leurs enfants ^.
Leur religion, à l'exception des rites sanguinaires de la bataille, était ignorée des Anciens. On sait seulement qu'ils prêtaient serment sur un taureau d'airain ^.
Le nom des Germains, Gennani, n'apparaît guère avant Salluste et César ^. Les historiens grecs, utilisant des sources antérieures, les confondent avec les Celtes sous les dénominations de \it\-oi ou de FaAXTai ^. Le nom de Ger-
1. Plularque, Miirius, 11; 16; 23. Appien, IV, 2. Florus, 1,38.