K. MulîenhofT, Deutsche Allerlumskunde, III, p
2. Dottin, Manuel pour servir à Vétude de l'Antiquité celtique, p. 395-396.
3. Salluste, //ts/oires, III, fr. 96 d. MulîenhofT, Deutsche Allerlumskunde, II, p. 155.
4. Procope, Guerre des Goths, III, 14. Schafarik, Slawische Alterthûmer, Leipzig, 1843-1844, II, p. 661.
il serait téméraire de tirer les matériaux d'une construction historique. En dehors de la famille indo-européenne, la linguistique ne permet de déterminer l'orig-ine que des Phéniciens, dont la langue est très proche parente de l'hébreu, et qui sont incontestablement d'origine sémitique, et des Finnois, dont la langue est apparentée au hongrois et qui sont peut-être venus, comme les Hongrois, des monts Oural. Ce sont sans doute les Fenni des Anciens ^
Quelque précaires que soient les résultats que donne le rapprochement des textes anciens relatifs à la vie des différents peuples, il est cependant intéressant et peut-être utile de signaler les divers groupements auxquels la même coutume est attribuée. Les femmes travaillaient aux champs chez les Ibères, les Ligures, les Gaulois, les Germains, les Thraces -. La communauté des terres existait chez les Germains, les Vaccéens, les habitants des îles Lipari 3. On cultivait le millet chez les Aquitains, à Marseille, à Thulé, dans l'Italie du nord, chez les lapodes, les Péoniens, les Pannoniens, les Thraces, les Scythes, les Sarmates, les Lacédémoniens ^ ; le seigle chez les Taiirini, les Thraces et les Macédoniens ■'. Le cannibalisme a été noté chez les Gyclopes et les Lestrygons légendaires, chez les Irlandais, les Bretons et les Scythes^. La bière était la boisson des Ibères,
1. Mûllenhoff, Deutsche Allertumskunde, II, p. 39-73. Ci-dessus, p. 30. La parenté du finnois avec l'indo-européen semble démontrée à Hirt [Die Inclogermanen, II, p. o77). Pourtant, elle est encore niée par H. Winkler, Uralaltaische Vôlker und Sprachen, Berlin,
2. Strabon, III, 4, 17. Justin, XLIV, 3. Diodore, IV, 20. Tacite, Germanie, 15. Hérodote, V, 6.
3. César, VI, 22. Diodore, V, 9 ; 34. Cf. les Indiens (Strabon, XV, 1, 66) et les Ibères du Caucase (Strabon, XI, 3, 6).
4. Strabon, IV, 2, 1 ; 3, 3. César, Guerre civile, II, 22. Polybe, II, 15, 2. Strabon, VII, o, 4. Athénée, X, p. 447 d. Dion Cassius, XLIX, 36. Xénophon, Anabase, VII, 3, 12. Pline, XVIII, 100-101. Hésychios, lXu(iop .
5. Pline, XVIII, Ul.Galien, éd. Kûhn, Leipzig, 1821-1823, VI, p. 320.
6. Odyssée, IX, 369; X, 116. Strabon, IV, 5, 4; VII, 3, 6. Saint
des Ligures, des Gaulois, des Germains, des Thraces et des Phn^giens'. Les demeures souterraines sont attestées chez les Germains, les Thraces, les Scythes, les Cimmériens -. Les vêtements de peaux: sont mentionnés chez les Bretons et les Germains -^ Les Germains, les Celtes, les Thraces avaient des tables^. La polygamie était pratiquée chez les anciens Hellènes et les anciens Italiotes, chez les Thraces et peut-être chez les Celtes''; la communauté des femmes chez les Bretons, les Scythes (Massagètes et Agathyrses) '^ ; le matriarchat chez les Lyciens, les Cantahres ", l'achat de la femme chez les anciens Hellènes, et les Thraces ^ ; le suicide ou la mise à mort de la veuve, chez les Hellènes, les Hérules, les Thraces =* ; le meurtre de la femme adultère chez les Romains et les Saxons ^^ ; l'exposition des enfants
Jérôme, Contre Jovinien, II, 7. Diodore, V, 32. Hérodote, IV, 26 ; 64; 106.
1. Strabon, III, 3, 7. Pline, XIV, 149. Florus, Epilorne, I, 34. Strabon, IV, 6, 2. Diodore, V, 26. Tacite, Germanie, 23. Archiloque chez Athénée, X, p. 447 b. Cf. les Arméniens (Xénophon, Anabase, IV, 5, 26) ; les Égyptiens (Strabon, XVII, 2, 5).
2. Tacite, Germanie, 16. Varron. De re rustica, I, 57. Virgile, Géorgiques, III, 376. Mêla, II, 1, 10. Strabon, V, 4, 5. Cf. les Arméniens (Xénophon, An., IV, 5, 2"i).