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Ses autres indications, de même que ses quelques contre-indications sont les mêmes que celles des
autres barbituriques.
Technique.
c) Avant l'opération. — La veille au soir un, ou deux grammes de chloral. Le matin de l’opération, piqûre de morphine. Vingt minutes avant l’opération on injecte dans une veine du pli du coude la dose de pernocton calculée. Cette injection doit être faite avec une extrême lenteur et durer au moins cinq minutes. Le sommeil survient presque immédiatement et devient rapidement profond. Si une anesthésie complémentaire par inhalation d’éther est nécessaire, il convient de ne pas y recourir avant qu’un délai de 30 minutes se soit écoulé depuis la piqûre; sinon on observerait des phénomènes d’agitation.
SONÉRYL SODIQUE.
Le Sonéryl sodique, ou butyl-éthyl-malonylurée, r’avait d’abord été utilisé comme anesthésique de base que par la voie buccale, notamment par Birdsall en Angleterre et surtout par M.-B. Desplas en France. Ce dernier en a tout récemment étendu l’usage à la voie intraveineuse. Voici la technique qu’il préconise.
Technique.
a) Avant l'opération. — La veille au soir, le malade absorbe par voie buccale, deux dragées de 0 gr. 15 de
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Sonéryl, soit en tout 0 gr. 30. Le matin de l'opération le malade sera placé dans une pièce tranquille et peu éclairée. La piqûre de Sonéryl lui sera donnée 30 minutes avant l’heure de l’opération.
Le Sonéryl est présenté en deux ampoules, l’une contenant 1 gr. de produit, l’autre 20 centimètres cubes d’eau distillée. Le mélange est fait soigneusement, et bien entendu de la façon aseptique. k
La dose est proportionnée au poids du malade; elle sera, par exemple pour un sujet de 65 kilos, de 16 centimètres cubes de solution, correspondant à 0 gr. 90 de Sonéryl Sodique. L’injection se fera dans une veine du pli du coude et sera poussée lentement. Elle durera ‘au moins cinq minutes. À ce moment le malade c6mmence à dormir, et 15 minutes après, l’anesthésie complémentaire est commencée à l’éther ou au mélange de Schleich, après quelques bouffées de Carbogène.
b) Après l'opération. — Suites normales et sans douleurs, ni pour ainsi dire de vomissements.
Indications particulières.
Selon M. Desplas et Mlle Chevillon, le Sonéryl Sodique trouve une indication toute particulière dans les opérations de chirurgie pulmonaire. Ils rapportent à ce sujet l'opinion favorable de ‘M. le Professeur Sergent « qui était jusqu'alors opposé à l’emploi des narcotiques de base, et insiste maintenant sur les avantages du Sonéryl intraveineux comme anesthé-
sique préparatoire dans la chirurgie pulmonaire (Paris-Médical, 27 janvier 1934).
La seule contre-indication vraiment nette à l’injection intraveineuse de Sonéryl Sodique comme anesthésique de base, est une hypotension marquée, en dessous de 9.
Nous en arrivons à l”
EviPAN SODIQUE.
Sel sodique de l’Acide N., Methylique Cyclohexenylmethyl-barbiturique, qui est certainement le produit qui a été le plus utilisé comme anesthésique de base par voie intraveineuse. Il présente une marge thérapeutique très large. L’expérimentation sur le chat a montré l’écart existant entre la dose anesthésique de 25 milligr. de produit par kilogr. d’animal, et la dose
mortelle qui est de 110 milligr. par kilogr.
Réservé jusqu'ici à des interventions de courte durée, l’évipan sodique est devenu, par suite de modifications de technique sur lesquelles nous aurons à revenir, un anesthésique total pouvant, sans le secours d’aucun adjuvant, procurer des narcoses de plus de deux heures.
Doses à employer. — S'agissant d’une anesthésie non réglable, comme toute anesthésie par voie veineuse, il y a lieu d'apporter le plus grand soin à la détermination de la dose à administrer, en tenant compte de l’état du malade, de son âge, etc. Des tableaux-barèmes ont été établis dans ce but, mais il
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existe un procédé qui nous paraît plus rationnel et nous à donné toute satisfaction à l’usage. Il consiste à noter très exactement la quantité qui a été suffisante à provoquer l’assoupissement du malade. Cette quantité prise comme dose de base, sera chez les sujets forts, multipliée par le coefficient deux ou trois, selon la durée de l’intervention. Chez les sujets faibles, le coefficient 1,5 et 2,5 seulement sera appliqué.
Cela revient, en pratique, à ajouter à la dose ayant produit le sommeil, 2 à 3 centimètres cubes supplémentaires.
Avantages. — Outre sa large marge '’thérapeutique, l'Evipan Sodique présente l’avantage d’être un narcotique très rapide, l’anesthésie qu’il procure étant pour ainsi dire instantanée. Quant au processus de désintoxication, il se fait presque aussi rapidement que pour le chlorure d’éthyle.
D'où son emploi courant en art dentaire.
Il constitue donc un anesthésique d’une grande souplesse, et d’un champ d'utilisation très étendu.
Technique.
a) Avant l'opération. — IL n’est besoin d’aucune préparation spéciale du malade. Tout au plus, et bien que cela ne soit pas nécessaire, pourra-t-on donner une piqûre de morphine, une heure avant l'opération aux sujets nerveux ou très vigoureux. Donnée plus près, la piqûre de morphine occasionnerait avec Pépi-
an, des effets d’accumulation.
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Le produit est présenté en deux ampoules. L’une contenant 1 gr. de substance sèche, l’autre 10 centimètres cubes et demi d’eau bi-distillée stérilisée. Le mélange est fait soigneusement.
L’injection est ensuite poussée dans une veine du pli du coude, très lentement. Ceci est une règle formelle. La vitesse d'injection sera contrôlée montre en main, et sera de 15 secondes pour chacun des quatre premiers centimètres cubes, puis de dix secondes pour chaque centimètre cube restant à injecter.
L’assoupissement est en général obtenu avec 3 ou A cc. d’évipan, au bout d’une minute environ. Un moyen commode d'apprécier le progrès de la narcose consiste à faire compter le malade, lentement et à voie haute. Ce qui présente en outre l'avantage de détourner son attention de ce qui se passe autour de lui. Rapidement la voix devient trainante, puis s’arrête.
On note alors très exactement la quantité absorbée afin de déterminer la dose totale à administrer, On achève alors l'injection, toujours avec une grande lenteur, et on laisse l’aiguille en place pour le cas où il serait nécessaire de donner une dose supplémentaire d’'Evipan Sodique. Il est donc très intéressant de connaître, sans addition de sang refoulé dans la seringue, la quantité exacte de produit qui a été injectée. Il importe en outre, et notamment dans les cpérations de longue durée, de pouvoir vérifier à tout moment que l’aiguille n’a pas quitté la veine. Dans ce
double but M. Julia a fait construire une aiguille à deux embouts, munie d’un robinet à deux directions. Deux seringues y sont adaptées et maintenues. L’une vide dont le piston sera refoulé par la pression du sang, marquera quand il en sera besoin, que l’aiguille est restée en bonne place. La deuxième contenant la solution à injecter, dans laquelle le sang ne sera jamais refoulé, montrera avec précision la quantité d’Evipan donnée.