Action sur la respiration et e respiratoires
Ici encore nous répéterons que dans le cas-type la respiration doit rester normale, avec un rythme
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calme et régulier. L'ampli lude va en diminuant légèrement. On a observé cependant chez les animaux des modifications dans le rythme et dans la force des mouvements respiratoires.
Rythme. — En appliquant trois pueumographes simultanément sur rabdomen, la partie inférieure et la partie supérieure du thorax, P. Bert a observé, chez le' chien, les faits suivants : la respiration costale supérieure diminue peu à peu d'amplitude ; la respiration costale inférieure diminue encore plus, et devient notablement inférieure aux deux autres. Le thorax s'affaisse. Au contraire, la respiration abdominale devient prédominante : elle se fait en deux temps: elle est dicrote, c'est-à-dire qu'il y a un ressaut au début de l'expiration... !1 est bien entendu que observations n'ont de signification qu'autant que la chloroformisalion se comporte d'une manière tout à fait régulière. S'il y a une phase d'agitation, le nombre des respirations augmente beaucoup : l'amplitude s'accroît, et la respiration costale inférieure prédomine (période d'aboiement). Si l'on coupe les nerfs phréniqnes, on arrête la respiration abdominale, et aussitôt le thorax, jusque-là presque immobile, recommence les mouvements respiratoires.
Force expansive. — La force expansive du thorax, se trouve diminuée. Pour apprécier cette dimini tion, on a cherché le poids minimum qui suffit k contrebalancer l'expansion thoracique et à la rendre impossible. Ainsi, sur un chien de 12 k. 850, il a fallu, pour arrêter la respiration, exercer sur le sternum une pesée de 73 kilogrammes avant l'anesthésie; l'insensibilité obtenue, un poids de 58 kilogrammes a suffi; plus tard, il a fallu seulement