‹ Les Anesthetiques physiologie et applications chirurgicalesChapitre 11 sur 50 · PHYSIOLOGIE SPÉCIALE DE LA CHLOBOFOHMISATIOS · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE SPÉCIALE DE LA CHLOBOFOHMISATIOS

35 kilogrammes; après une longue période d'anesthésie (au-delà d'une heure) le poids s'est abaissé à â5 kilogrammes.

Faiblesse de l'effort expiratoire, — P. Langlois et Ch. Richet ont procédé par une autre méthode. l'Acad. Se, 2o Jiiiirs 1889.) L'animal anesthésie respire à travers uue coloune de mercure que l'efforl înspiratoire et l'cfTort expiraloire doivent soulever pour que l'air puisse entrer et sortir. Il y a une limite de pression que les puissances respiratoires ne peuvent dépasser. Par exemple, l'homme ne peut ni inspirer ni expirer à travers une colonne de mercure de 1 00 millimètres. Chez le chien l'efforl inspiratoire n'a pas semblé très modifié par l'anesthésie ; l'animal profondément anesthésie inspirait, comme l'animal indemne, sous une pression de lo à 23 millimètres de mercure, — résultat qui n'est pas tout à fait concordant avec celui que nous venons de rappeler tout à l'heure. Mais, — et c'est là le point important, — l'effort expiraloire est au contraire très notablement atténué. L'expiration ne peut soulever une colonne de 10 millimètres. Le sujet anesthésie est réduit à l'expiration purement passive, puisque les réactions volontaires ou réflexes sont supprimées, et celle-ci est naturellement très faible. Ainsi, chez le sujet anesthésie, ce n'est pas du côté de l'inspiration qu'est le danger, c'est du côté de l'expiration. — D'où cette conséquence chirurgicale : qu'il faut éviter le plus léger obstacle à l'expiration. Un obstacle imperceptible pour l'individu normal, qui est capable, au besoin, de renforcer volontairement son expiration, sera infranchisgSablc pour l'individu anesthésie.

l- Syncopes respiratoireB. — En ]iratique, la régula-

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rite de la fonction respiratoire pendant la chloroforniisalion est troublée le plus souvent par des accidents (jui tiennent, les uns au sujet, les autres au mode d'administration défectueux de la substance anesUiésique.

Le premier écart est dû à l'Irrilation des premières voies au début de l'administration du toxique. 11 y a un arrêt rétlexe de la- respiration qui a été expliqué plus haut: c'est l'ar/'^/ resphatoire laryngo-réflexe.

Le second écart correspond au cas déjà examiné, pour le cœur, d'une inbalation trop brusque faisant pénétrer instantanément un excès de l'anesthésique. Nous savons qu'il y a alors excitation bulbaire et syncope correspondante : il y a pour la même raison des convulsions respiratoires, et la respiration se suspend ordinairement après le cœur : c'est la syncope respiratoire secondaire.

Enfin, dans le troisième cas, celui de l'imprégnation par doses graduelles exagérées, les mouvements respiratoires deviennent petits, superficiels, et cessent avant les mouvements du cœur, ainsi que nous l'avons expliqué plus haut. Dans la chloroformisation avancée, la mort s'annonce donc par l'arrêt de la respiration. [Arloing. P. Bert, etc.)

S 11. Action sur la force musculaire. — Action pupillaire. — Durée de la résistance.

Force musculaire. — Si l'on excite le bout périphérique du nerf sciatique avec un excitant identique, on voitque l'effet musculaire obtenu s'amoindrit. Par exemple, un poids de 1 kilogramme était soulevé à I cent. 5 de hauteur avant l'anostllésie; 5 minutes

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