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CHAPITRE V

DÉRIVÉS CHLORÉS DU FORMÈNE

g 1. Tétrachlorure de carbone. — § 2. Chlorure de méthylène. — a. Propriétés. — Composition. — Confusions commises à propos de ce corps. — 6. Physiologie. — c. Impossibilité de Temploi chirurgical.

§ 1. Tétrachlorure de carbone.

On peut considérer chimiquement le chloroforme comme Tun des dérivés chlorés du méthane. On a recherché si les autres dérivés offriraient des propriétés anesthésiques comparables.

La série des dérivés chlorés du formène ou méthane (C-H^) comprend quatre termes : le chlorure de méthyle (C^H^CI) , le chlorure de méthylène (C-H^CPj ; le chloroforme (C-IICP) et le tétrachlorure de carbone (C^Cl'*). — Le chlorure de méthyle entre en ébuUition à une température de 23° au dessous de zéro. Il ne peut être utilisé que pour Tanesthésie locale. Nous en parlerons plus loin. — Le chloroforme est connu : il nous a fourni le type de Tanesthésique général. Il reste donc à examiner deux pro-

DÉRIVES CHLORÉS UU FORMÈNE.

duits : le chlorure de méthylèDe el le télrachlomre (le carbone. Nous nous contenterons de signaler ra- (ndementle rôle du tétrachlorure, qui n'offre pas de ressources à la chirurgie, et nous insisterons davantage sur le chlorure de méthylène.

Le tétrachlorure de carbone, (C*C1' ou chloro-carbone) est un liquide très mobile, incolore, d'une odeur suave, cthéréeet camphrée. 11 est moins volatil quelechloroforme (point d'ébullition, 78"); il est plus lourd (densité i. 6) ; il est extrêmement peu soluble dans l'eau.

On peut l'administrer comme le chloroforme. Il possède des propriétés anesthésiques énergiques, déjà signalées par Morel (1876). Son étude physiologique à cet égard à été reprise par LafFont {Thhe de Paris, 1877) et par Hahuteau{Soc. de Biologie ,\^ \ma 1883).

Chez la grenouille, l'anestliésie apparaît lentement, et le réveil se produit aussi très tardivement après qu'a cessé l'absorptiondes vapeurs. Chez les animaux àsang chaud, l'effet anesthésique estaussî très lent à naître client à s'éteindre. On constate une première période d'excitation extrêmement vive, marquée par desconvulaions toniques et cloniques qui éclatent, dès les premières inhalations, d'une façon presque instantanée. La pupille est dilatée. — Lorsque, dans la seconde période, l'insensibilité survient, le cœur est rapide et la pression baisse : l'action du vague sur le cœur serait atténuée ou même annulée. Enfin, si l'on pousse l'inhalation plus loin encore, il y a eoUapsus, et la mort survient peu après, comme dans l'intoxication chloroformique profonde.

Cette substance n'a pas été essayée sur l'homme :

ses éffeis connus ne semblont autoriser aucune appfîl cation à la chirurgie.

§ 2. Chlorure de méthylène.

Le chlorure de inélliylène, encore appelé bichlorure de méthyle, ou formène bichloré, ou chlorométhyle, C^IPCl', inléresse davantage le cliirurgien. II faut, eu égard à son activité aneslhésique, le rapprocher du chloroforme, de l'éther, du protoxyd( d'azote cl du bromure d'élhyle.

f>. Propriétés. Oompositioii. CoitfuBioiiB commiseB à pro-, po8 de ce corps- ^ C'est un liquide mobile, très lourd; sa densité à 18° est ïi = 1.34. Il est beaucoup pli volatil que le chloroforme. Son point d'ébullition es( k 30°5.

Une particularité signalée par J. Regnauld {Bull. Acad. MM., 2° série, T. XII. p. 568) explique le désordre et la contradiction des opinions qui ont été exprimées sur cet agent aneslhésique : c'est que le pro duit livré par le commerce sous le nom de chlorun de méthylène n'a rien de commun avec ce composa chimique; c'est un produit dilférent, mal nommé; un mélange de chloroforme el d'alcool méfhylique proportions voisines de 70 p. 100 de chloroforme 30 p. 100 d'alcool méthylique. C'est cette solutii mixte, improprement désignée comme chloi-ure i méthylène, qui a été employée par les chirurgiens anglais, et surtout par Spencer Wells et en Francs parL. Lefort : nousTappetlerons chloroforme méthylique, et nous examinerons son action en parlant des méthodes mixtes. (Voir plus loin.)

L'action du véritable chlorure de motlivlène pui

DÉBIVÉS CllLOHÉS DU FOIIMÈNE. 197

ne saurait donc èlre dtiduile des observations faites avec le chloroforme mélliylicjue. C'était une élude nouvelle à entreprendre. J. Regnauld et Villejean l'ont faite avec soin(S'oc. BioL, 22 mars 1884).

b. Physiologie. — Ils ont opéré sur le ciiieit eladmioislré la vapeur de chlorure de méthylène au moyen de l'inhalateur de Junker.

Us ont constaté que la substance possédait des propriétés anesthésiantes très énergiques. Son effet est extrêmement rapide. L'insensibilité est obtenue en moins de deux minutes. Mais ces phénomènes d'anestliésie s'accompagnent d'une excitation musculaire considérable. Dès le début, il y a de l'agitation ; l'animal pousse des cris. Pijis on observe au bout de 2minutes, et pendant que l'anesthésiesurvienl et persiste, du nystagmus, des mouvements cloniques qui simulent la marche ou la natation, des contractions musculaires généralisées, de la contracture des màclioires, un état tétanique alternant avec des attaques épileptiformes ou choréiformes qui persistent même après le réveil. D'ailleurs, l'animal semhle plongé dans un état d'ohtusion cérébrale et d'hallucination.

c. Impossibilité de l'employer en chirurgie. — Le chlorure de méthylène, comparable ou supérieur au chloroforme par sa puissance anesthésique, lui est infiniment inférieur sous ce rapport que, au lieu de produire la résolution musculaire si précieuse en chirurgie, il provoque au contraire un état \iolenl d'excitation des muscles. Ces phénomènes sont constants ; ils constituent une complication redoutable, et ils paraissent devoir exclure le chlorure de méthylène de la pratique chirurgicale. Ce composé

n'aurait sur le chloroforme que cet unique avantage, d'être absolument inaltérable sous Finfluence combinée de l'air et de la lumière, et de pouvoir être conservé indéfiniment à Tétat de pureté.

D'ailleurs, dans l'état actuel des choses, les applications de ce corps ne pourraient être que très limitées, car les procédés de préparation et de purification du formène bichloré exigent un temps et des frais considérables.

DÉRIVÉS CHLORÉS DE L'ÉTHVLÈNE. — AMYLÈNE — AUTRES AiNESTHÉSIQLES

I 1. Clilorure d'éthyle, — S 2. Chlorure d'éthylène : a. Aneslliésie. h. Opacité cornéenne. — § 3. Chlorure d'élhjlidèue. — S 4. MéLhyl-ehloro forme. — § 5. Chlorure d'éthylidène monochloré. — S. e. Acétate d'éthyle. — g 7. Benzoate d'éthyle. —

LgS-Aniylèûo. — S 9. Composés divers.

On a essayé sans beaucoup de méthode, et en quelque sorte au hasard, l'action d'un certain nombre d'autres eoraposés chimiques. Nous rassemblons danscechapitreles renseignements succincts qui concernent ces tentatives. Leur intérêt est surtout physiologique : aucun de ces composés ne peut, au point de vue chirurgical, soutenir la comparaison avec ceux que nous avons étudiés jusqu'ici.

Les dérivés chlorés de l'éthane ou élhyle dont on a recherché l'action sont ceux dont le point d'ébullition n'est pas trop élevé. Pour ceux dont le point d'éhuUition est supérieur à 120°, ils ne sont pas assez volatils pour pénétrer en quantité suffisante dans le poumon et exercer une action anesthésîanle. Les dé-

aOO LES AMCSTBËSIOCI^»-

riv{5s essayés sonl : le dérivé monocliloré, C4PCI ou CH' — CH*C1 : c'est le chlorure (féthi/le;\es deux dérivés bi-ciilorés, à savoir : le chlorure délhylldène Cnï*CI* = Cir — GHCIS et le chlorure d'éthylène C'H'Cl' = CIPCI — CHCl-, — deux dérivés tri-chlorés : le mélhyl-chloro forme, il-WO?=CW — CF, el le chlorure (Célhylidène monochloré C-H*C1^ = CH^Cl — CHCl'. — Ou aenfln essayé aussi le chlorure d'étbyle tétracliloré [éiher d'Aran) CTICl^.

§ 1, Chlorure d'éthyle.

L'élherchlorhydnc[ueoulechlorured'élhyle(C*H'Cl} a été essayé autrefois par Flourens, Tracy, Babri, Harless el HeyFelder. Il entre en ébuUition à 11' 15° c'est UQ gaz incolore. Il est sans intérêt.

§ 2. Chlorure d'éthylène. — Anesthësie.

Opacité cornéenne.

Le chlorure d'éthylène, ou huile des ffollafidats (CWCI^), a pour densité 1.27. Son point d'ébuUitioa est 85°5. Son action sur l'organisme a été étudiéi par Rabuleau (Sor. Biol., 13 juin 1885). Il produil chez les grenouilles une anesthésie lente à apparaître, plus lente encore à se dissiper. Chez les cobayes, l'inhalation détermine des convulsions et de l'hyperei thésie. L'anesthésie complète n'a pu èti-e obtenue par Habuteau. Cependant II. Dubois et L. Roux onl fait inhaler les vapeurs de ce composé aux chiens, e réalisé un état anesthésique don! la description n'i pas été suffisamment donnée. En 1848 et 1849, Simpson, Snowet Nunnely l'ont employé comme anesthé-

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siquo, et ce dernier l'a recommandé vivement (Rotlentein).

R. Dubois et L. Roux ont signalé les pliénomènes particuliers qui se manifestent du côté de l'œil. Au bout de 16 à 18 heures après la cessation des inhalations, les deux cornées perdent leur transparence et prennent une teinte bleuâtre opalescente qui donne à la physionomie de l'animal un aspect étrange. Cet état est permanent. La cornée seule est atteinte; les autres milieux de l'œil sont intacts : les sensibilités spéciale et générale ne semblent pas modifiées; la vue est conservée, gênée seulement par l'opacité cornéenne. Celle-ci, d'abord unifonne, se montre au bout de quelque temps comme constituée par de nombreuses arborisations blanchâtres, rayonnantes, limitant des espaces plus clairs (R. Dubois etL. Roux : C.-R. Acttd. Se. 27 juin 1887). Le résultat a été le même lorsque l'on s'est servi de ]a voie hypodermique.

^1 § 3. Chlorure d'éthylidêiie.

Le chlorure d'éthylidène{C^H*CP)cst un isomère du précédent; mais il présente un groupement moléculaire différent. C'est un liquide analogue au chloroforme, lourd (densité 1.182) ; il bout à S9°. 11 est diflicile à conserver : il s'altère à l'air, en prenant une réaction acide.

Il anesthésie les animaux à sang froid (grenouilles) complètement, mais lentement. Son action sur les cobayes est plus lente encore, et dans les deux cas l'anesthésie cesse très rapidennent [Rabuteau, Soc. liol., 13 juin 1883).

I Ce corps aurait été employé par Snow en 1832

LES ANESTHÉSIQL'KS.

pour des opiiralions de petite chirurgie; par Sauer (1868) pour l'extraction des dents;. Langenbeck en aurait également fait usage, et, contrairement à ce que Rabuteau indique chez les cobayes, le cliirurgien allemand aurait constate la rapidité de l'anesthésie, son uniformité et sa persistance.

Rutherford Macpharl [Edimb. Med. Jotirn., septembre 1879) en a étudié l'action sur l'homme, sur un médecin qui a bien voulu se prêter à l'expérience. La période d'excitation a été peu marquée : il y a eu de la loquacité, mais peu de mouvements désordonnés; la face était normale. Au bout de huit minutes l'anesthésieétail complète, avec résolutîonmuBculaire. R. Macpharl insiste sur la rapidité du réveil et l'absence de troubles consécutifs. Six minutes après la cessation des inhalations, le sujet avait repris ses sens; il se levait et marchait sans vertige.

g 4. Méthylchlorofonne.

Le méthylchloro forme (C'H'CF) est un dérivé trichloré de Téthane. C'est un liquide d'une forte densité : 1.372. 11 est analogue au chloroforme, mais ses vapeurs ont une odeur plus suave et ne sont point irritantes. Il est moins volatil que le chloroforme. Il bout à 7o° au lieu de 60°8. Il résiste à l'action des alcalis, et, lorsqu'il se décompose, il donne de l'acide acétique et de l'acide chlorhydrique. corps absolut inactifs au point de vue aoesthésique.

Le méthylchloroforme a été étudié par Tauber (1880), d'abord sur des animaux (grenouilles, pigeons, cobayes, lapins, chiens], puis sur lui-même, sous la surveillance de Langenbeck. Les effets en sont en-

DÉRIVÉS CHI.OBÉS DE l'ÉTIITLÈNE. 203

'tîèrement analogues à ceux du chloroforme, saos présenter sur celui-ci d'avantages vraiment appréciables.

Chez les grenouilles, une dose de 5 gouUes détermine une anesthésie complète de 12 à 19 minutes de durée, qui peut se prolonger trois quarts d'heure si l'on double la dose. Les battements cardiaques ne seraient point modifiés. Chez un chien, 40 à 50 gouttes (i à 5 grammes) déterminent une anesthésie complète durant 20 minutes; le pouls est à peine modifié; la respiration est plus rapide. Tauber se fit administrer le méthylchloroforme à la dose de 20 grammes ; le sommeil et l'insensibilité furent complets au bout de 5 minutes, sans qu'il y eût de phase d'excitation; la respiration resta régulière; le pouls à 84, sans variations marquées. Cet état se soutint pendant lOminutes. Vomissements au réveil.

Rabuteau (1884) a essayé la même substance sur les grenouilles et les cobayes. 11 signale l'action plus lente que celle du chloroforme, et il la croit moins inoffensive.

R. Dubois et L. Roux ont repris cette étude {Ac. des Se, 31 mai 1887). Leurs essais ont porté sur les chiens. Le sommeil s'est produiten 5 ou 6 minutes, et l'aneslhésie complète en 7 ou 8 minutes, avec résolution musculaire. La respiration, d'abord accélérée, devint bientôt calme et régulière et se maintint ainsi. L'abaissement de température au bout d'une heure a été considérable : 3° à 4°.

En somme, l'anesthésie est un peu plus lente à se produire qu'avec le chloroforme. Les avantages du procédé au méthylchloroforme seraient de supprimer ou d'atténuer la période d'excitation , de ne pas exer-

20i [.ES ANESTBÉSIIJUKS.

cer d'efTet irritant sur les muqueuses; d'où SLippres-. sion de ta toux et de la salivalioQ.

Le seul inconvénient, avec la lenteur de l'action, serait peut-être dil à l'abaissement thermique assez considérable que provoque le niéthylchloroforme Nous savons que c'est là une circonstance qui, dans certains cas (choc traumatique, blessures de guerre) peut créer un péril réel.

§ 5. Chlorure d'éthylidène monochloré.

Le clilorure d'éthjlidène monochloré (C*H^CI = CH'Cl — CHCI*) est un isomère du précédent : liquidf d'odeur analogue à celle du chloroforme; densité. 1.422; point d'ébuUition, 115°. Cette substance a encore été essayée, par Tauber, sur des animaux, grenouilles, pigeons, lapins, chiens. Elle se comporta comme la précédente , mais avec moins d'activité.

§ 6- Acétate d'éthyle.

L'acétate d'éthyle ou éther acétique {C*H'0*) est un liquide incolore, d'une odeur douce. Sa densité est 0.89; il bout à 74"; il est soluble dans 9 parties d'eau, soluble dans l'alcool el dans l'éther. Il existerait en proportions appréciables dans les vins blancs,

Son action a été étudiée par Bouisson, par Tracy, par Sigmund (de Prague). Les vapeurs anesthésie^ raient les grenouilles. Chez les animauxà sang chaud, cobayes, lapins, ses vapeurs auraient peu d'action. Lorsqu'on les introduit par inhalation, une partie s'élimine directement en nature ; une autre partie

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détruite par la chaleur du sang en acétate de soude et alcool. L'acétate d'éthyle produirait une légère ébrïété, due précisément à cet alcool mis en liberté. Pour obtenir un clïet plus marqué, l'anesthésie, il faut l'introduire simultanément par inhalation et par injection hypodermique (Uabuteau).

§ 7. Benzoate d'éthyle.

L'éther benzoïque serait un anesthésique très puissant sur les animaux à sang froid : son action serait deux fois plus énergique que celle du chloroforme. 11 n'aurait pas d'action sur les vertébrés à sang chaud, parce qu'il se décompose à la température de leur sang (Berger et Richetj.

II nous resteà indiquer maintenant quelques dérivés de l'amylène.

■ § 8. Amylène.

W L'amylène (C^H'") est un liquide incolore, très mobile, ayant une odeur alliacée désagréable très prononcées, soluble dans l'élher et l'alcool, très volatil (point d'ébuUition, 39°).

L'inhalation île l'amylène détermine une anesthésie extrêmement rapide ; sa cessation est également très brusque. La zone maniable est ici encore plus étroite qu'avec le chloroforme. Au moment où les hémisphères cérébraux sont paralysés, la moelle est déjà excitée légèrement ; en d'autres termes, lasuppression de la sensibilité s'accompagne déjà de contractures. On pourrait dire que l'anesthésie amyiénique est une anesthésie chloroformique condensée, et que l'anes-

2De LUS AMESTHtalyUES.

tliésie chioroformique est une anesthésie amylénique dilatée. Les accidents moi'lela sont plus imminents et arrivent plus inopinément. Ces accidents (2 cas de mort sur HO opérations) ont obligé de renoncer à son emploi : Todeur fétide de la vapeur était déjà une incommodité notable. L'anesthésie par l'amylène a été préconisée par Snow (1847), employée par Rigaud, Giraldès, Luton, Robert, Billroth, Jungkers, avec succès ; Lohmeyer, Spiegelberg, Schuh, Dittel, Braun, Dumreicher, ont signalé ses inconvénients. — L'amylène est aujourd'hui abandonné.

§ 9. Composés divers.

On a employé aussi les composés suivants :

Và'hydrure d'amijle{C."'\V^), que Ricbardson a essayé sur lui-même et qui a été utilisé par les dentistes; le chlorure d'amyle (C'ir'Cl), également employé avec quelques succès pour l'extraction des dents; — l'aldéhyde (C'IPO), recommandée par Poggiale en 1848, et essayée par Simpson, qui anestbésie bien, mais provoque une dyspnée intense; — le sulfure de car^ bone (CS'), qui aneslhésie bien (Simpson), mais laisse une céphalalgie violente; — enfin le lycoperdon prO't/ietis, dont la fumée engourdit profondément les animaux (ruches d'abeilles) et l'homme même (Ricbardson).

Quant au nilrile d'amyle, c'est une substance dont les efl'ets, très remarquables, ne se rattachent à l'étude des anesthésiques que parce qu'elle a été employée avec succès en Angleterre par Bryant comme antidote dans l'intoxication chioroformique.

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