‹ Les Anesthetiques physiologie et applications chirurgicalesChapitre 31 sur 50 · PROCÉDÉ DE SPENCER WELLS · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ DE SPENCER WELLS

j 1. Eïplicatioii de l'effet anesthéaique. — § 2. Différences des résultats. — S 3- Emploi en cliiriirgie. — § 4. Conditions nécessaires. — S 5. Valeur de la métliode.

^ 1. Explication de l'effet anesthéslque .

On Yend, en Angleterre, sous le nom de chlorure de méthylène, une substance qui n'a de commun avec ce composé que le nom seulement. C'est, ainsi que l'a établi J. Hegnauld, un simple mélange de chloroforme avec l'alcool métliylique. Les proportions de ce mélange varient légèrement, et c'est lii l'une des causes qui pourraient expliquer la légère diversité li'elTels qu'il produit. En général, ce liquide mixte contient 70 p, 100 do chloroforme et 30 p. 100 d'alcool métliylique. La désignation qui lui conviendrait le mieux serait celle de chloroforme méthylique. r Le vrai chlorure de méthylène est un anesthé-

SiO LES jLKESrnÉStQL'ES.

siqiic convulsivanl impropre aux applicalions chirurgicales. (Voir livre II, ch. V.)

Le paeiido-chlorure de méthylène, au contraire, prndiiii une anesthésie véritable. A la vérité, celtf ancsihésie présente souvent des irrégularités, elles opérateurs proresseol à sou égard des jugements assez différents. — La composition de ce pseudochlorure, simple mélange d'alcool et de chloroforme, explique ses elîels. La physiologie peut rendit compte de l'anesthésie observée, expliquer ses irrégularités, indiquer les conditions qui doivent donner à la méthode sa pleine efficacité.

Qu'est-ce que cette anesthésie par le prétendu chlorure de méthylène? Il est aisé de voir que ce n'est pas autre chose qu'une anesthésie chloroformiquc pure, pratiquée par la méthode des mélanges titrés.

En efTet, écartons, pour un moment, les causes de variations qui tiennent à l'organisme lui-même el qui en traduisent les différentes susceptibilités. Le sujet qui respire le chloroforme méthyiique respire deux choses : des vapeurs de chloroforme et des vapeurs d'alcool.

Dans les rondilions de quantité et de durée où elles interviennent, les vapeurs d'alcool ne peuvent exercer qu'une influence insignifiante. Les expériences directes, celles de Stefani et Vachetta, celles de Oi'ini"a'i'^- «celles de R. Dubois, ne laissent pas de doute îi cet égard. Les vapeurs méthyliques sont tout nu plus capables de provoquer, suivant les cas, des symptômes 1res légers d'ébriété et d'obtusion cérébrale, qui favoriseront dans une très faible mesuro l'action des vapeurs chloroformiques sur le ccr-

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