‹ Les anges de la terreChapitre 9 sur 19 · IVO · texte numérisé non relu

IVO

son àiiif IcikIic; sii lillc, ciiloiircv de mille |)(''rils jiiissi, luit <laiis un carrosse ra|ii(le : (|iie deviendra la pauvre inere? oii ira-l-elie'.' Jl n'y a (|ne les lieux siuicliliés el oii l'on adore Iheu (|ui soioid un asile contre de lelles douleurs. Klle couri au couvent de Sainle-.Marie do la \ isilalion. l'ondé par sa i^rand nière suinte (-hanlal. La relique vivante^ cruelleinent éprouvée, reviient dans ces clollres bénis, I(MM" demander l'oi-ce el c(Misolation, el après cinq heures d'une sil(»ncieuse prière,j'lle écrit sa ])rernière lettre à sa lille. Klle (^t, comme elle le dit, dam lea }>oul]ees de r éloquence que donne l'émotion de la douleur, el tlès ce moment commence l'œuvre admirable que madame de Sévigné a composée jour par jour pour sa fille, pour sa bien-aimée iille, et non pour le public, car bien des fois dans ses plus naïfs épanchemenls elle a dit à madame de Grignan : J'espère que vous ne ferez pas imprimer mes lettres.

Appréhension bien digne d'une femme modeste, et (|ui regarde la publicité, surtout la pmblicité des sentiments intimes, comme un manque à la pudeur. Alors, l)ien sure que ce voile ne lui sera pas enlevé, elle se livre à tout le génie que lui donne l'amour maternel, elle écrit avec naturel, simplicité, à course de plume ; sa plume va comme une étourdie ; sa pensée, sa plume, son encre, tout court, tout vole.

Et l'on devine bien vers quel lieu vole cette pensée ; c'est vers le château de Grignan, où sa fille est presque reine. Oue madame de Sévigné soit à Paris, à Livry, aux Rochers, elle n'est réellement qu'en Provence, et par ses lettres si vivantes, si animées, si pittoresques, elle fait vivre sa fille dans tous les lieux où elle vit. Lui raconte-t-elle une splendide soirée passée à la cour de Saint-Germain et de Versailles, de longues promenades au fond des silencieux jardins de Livry, dans lesquels il n'y a point d'endroit qui ne la lui rappelle, ou bien les lectures tantôt plaisantes, tantôt sérieuses, que lui fait Charles de Sévigné pendant un hiver passé en Bretagne, i\ est impossible qu'en lisant ses lettres, madame de Grignan ne soit pas en Bretagne, à Saint-Germain, à Livry ou à Versailles, à côté de sa mère, qui lui

pcinl loul avec une vérité (lue la leiidresse anime el colore.

C'eut le triomphe du mois de mai . les rossvinols, les coucous, les faurcttes ourreni le printemps dans la forêt, disail-elUî dans une de ses lettres avec l'accent naturel el vrai de son hien-aimé la Fontaine; et ces riantes expressions que lui inspirait l'aspect de la nature étaient n^liausst'es encore par la joie (ju'elle avait dans le cœur. Tout était plus beau autour d'elliî, car, de retour des Rochers, elle allait se diriger vers la Provence et se retrouver dans les bras de sar fille. Le bien bon devait être du voyage; ce projet était donc ravissant, et die se promettait de ne faire que traverser Paris pour voir madame de la Trousse, sa tante, et lui faire ses adieux.

Adieux bien solennels, en effet : madame de la Trousse est mourante. Madame de Sévigné, parente aussi dévouée qu'elle est bonne mère, quittera-t-elle sa tante dans cet état douloureux? Oh! non! elle a un trop vrai sentiment du devoir, pour que le pîaisir, et le plaisir le plus vif, le plus ardemment désiré, ne cède pas en son âme devant une obligation sainte. Elle restera, et pourtant sa fille, ses amis la pressent de partir; n'importe, elle demeure inébranlable, assise au chevet de sa tante. Celle-ci même l'engage à ne pas résister plus longtemps aux prières de sa fille; mais c'est d'une voix si éteinte, si épuisée, si défaillante, que, pour une àme tendre, c'est comme un ordre solennel de rester là jusqu'à la fin.

La fin ne tarda pas, et madame de Sévigné, triste de cette nouvelle perte de ftimille, partit du moins le cœur content d'avoir fait ce ([u'eile devait, et bientôt elle fut dans les bras de madame de Grignan. Cinq fois la mère et la fille parcoururent la distance qui sépare la Bretagne, Paris el Grignan, pour se trouver quelques mois l'une près de l'autre ; et toujours les premiers moments de ces réunions causaient à la mère, bien plus qu'à la fille, ces insatiables élans de joie dont ses lettres abondent ; toujours elle s'écriait, du même accent de douleur et de désespoir, lorsque venait la dernière journée : Quel jour, ma fille, que celui qui ouvre l'absence!

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Bien heureuse alors madame tie Sévigiié si. de retour à .ses pauvres Rochers, eomuie elle les iioiumail avec uue alleclueuse tendresse, elle n y liouvail pas un douloureux lérnoigiiage de la (lévoraul(> iucouduile de sou lils : une haute hilaie ahaltue par ses ordres pour lournir de l'argent à sa soif d<' dépense, (les arbres que Dieu avait lait j^randir avec une si lente majesté, ils étaient tombés en ipielques jours sous la main prodigue de Charles de Sévigné, et sa mère répandait bien des larmes sur cette dévastation impie, et bien plus encore sur les désordres qui y avaient conduit son lils bien-aimé.

Combien devaient alors être tristes ses méditations lorsqu'elle errait dans les allées de son parc, se relirait à la brune dans la religieuse obscurité de sa chapelle, ou contemplait d'un œil pensif ce cadran solaire sur lequel elle avait tait graver ces deux mois latins : Uiiam timel (tu n'as qu'une heure à craindre).

C'est qu'elle redoutait de mourir avant d'avoir remis l'ordre dans les allaires de sa famille dérangées par le désordre de son mari, de son fils et le faste de son gendre ; elle treinblail à l'idée qu'elle pouvait mourir avant d'avoir revu sa fille, et alors elle écrivait : J aurais bien mieux aimé à mourir dans les bras de ma nourrice. Lorsqu'elle exprimait de si lugubres pensées, elle, ordinairement gaie et toujours riante, c'est qu'elle avait dans le cœur quelque chagrin causé par ses enfants ou par les maladies de sa fille, qui la touchaient bien plus vivement que les siennes propres. Qui pourrait en douter lorsqu'elle lui écrivait : La bise de Grupian me fait mal à votre poitrine ; charmante expression du cœur, véritable parole de la mère qui ne .vit que pour et par son enfant.

Elle était pourtant malade elle-même, et, ainsi qu'elle l'écrivait, elle avait depuis longtemps commencée à perdre la jolie chimère de se croire immortelle; alors son style devenait grave, imposant, solennel. Elle dépeignait la mort de Turenne ou celle de Louvois, en traits dignes de Corneille et de Bossuet. Et qui n'eût été ému lorsqu'elle montrait son oncle Saint-Àubin expirant dans ses bras, bd tenant la main, lui disant des choses saintes

el tendres, ayant un regard continuel à Dieu ? Toutefois , dès (qu'elle savait madame de Grignan mieux portante ou plus heureuse, elle était heureuse, elle se portait bien aussi, et ses lettres reprenaient tout leur esprit, tout leur enjouement, toute leur gracieuse raison.

Il en fut ainsi surtout au commencement du printemps de 1694. Un message de Grignan est venu lui rendre toute la joie de sa jeunesse : son petit-fds et sa petite-fille, Adhémar, Pauline se marient; elle va bénir leur union; et en mai elle arrive à Grignan, où tout le monde, le père, la mère, les enfants, vient au devant d'elle. Les tambours, les fifres, font un bruit de fête de Provence. Tout est en joie au château ; les deux mères sont si heureuses ! Mais quel changement soudain ! madame de Grignan tombe sérieusement malade ; sa mère est bien plus malade qu'elle encore, et tandis que sa fille revient à la santé, madame de Sévigné reste profondément frappée d'un coup mortel.

C'est la petite vérole qui la tue, une petite vérole contagieuse comme la peste. On ne peut approcher de la malade qu'avec de grands dangers : madame de Sévigné le sait, et alors elle est sublime. Elle avait passé toute sa vie à désirer sa fille, à l'appeler, à courir au-devant d'elle, à l'attendre, à la regretter ; elle avait espéré comme un bonheur suprême que sa fille lui fermerait les yeux : « Qu'elle ne s'approche pas de moi ! s'écriet-elle, à présent. — Qu'elle ne vienne pas dans mes bras chercher la mort ! — Je ne veux pas qu'elle s'approche de moi I » Et c'est en prononçant ces mots qu'expira cette femme illustre, cette femme bonne et tendre, cet ange d'amour maternel qui eût été si digne d'avoir à ses côtés un ange d'amour filial.

ErXEST FOL'INET.

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Le jour oii les jeunes pensionnaires de Saint- Cyr représentaient VEsther de Racine aux yeux de Louis XIV et de la cour , on applaudissait moins à la belle œuvre du poêle qu'aux allusions flatteuses qui ramenaient le nom et la pensée de madame de vjDi^'^ Maintenon sous le per- ^3 sonnage d'Estlier. Le parallèle, néanmoins, était un peu forcé, et si nos souvenirs nous rappellent une Esther conduite au trône de France par le choix inattendu d'un roi ou plutôt par celui de

N\ARlt u

ith Becque:

Dieu, (• L'sl moins iiiadaiiic de Muinlcnoii (pi une aimal)l(' princesse, douce, louchante et pieuse, et jeune comme Ksther, exilée comme elle loin de la patrie, comme elle fille des rois et protégée par le conseil vénérable d'un autn; Mardocliéc, d'un illustre proscrit, son père; — c'est, en un mot, Marie Leczinska, lille de Stanislas de Pologne et reine de l'ranee par le vœu de Louis XV.

De ce rang de princesse oii Dieu voulu l élever sa fortune, Marie ne connut d'abord que les malheurs. FJle était enfant quand son père fut élu roi de Pologne. Six'semaines après son élection, des revers subits obligeaient Stanislas à une hiite précipitée. La jeune Marie fut confiée aux soins de sa nourrice, et cette femme, égarée par la frayeur, la |)erdit ou l'abandonna dans la route.

Stanislas, le premier, s'aperçut de la disparition de son enfant , et ce fut à la fois sublime et déchirant de le voir , oubliant qu'il était poursuivi, pour se rappeler seulement qu'il était père, affronter tous les périls pour chercher sa fille. Où la retrouva-t-il cette jeune Marie qu'attendait la couronne de France, et mieux encore, sans doute, la couronne des saints? Il la retrouva dans une écurie, couchée dans une crèche, endormie au milieu d'un sourire. Les anges avaient veillé sur elle. Stanislas la saisit aveC transport ; et en la serrant sur sa poitrine, son regard éloquent levé vers le ciel semblait offrir au ciel ce qu'il venait de lui rendre. Des larmes mouillèrent alors ses paupières; il se rappelait le dernier des fils de David, saint Joseph, l'étable de Bethléhem, l'enfant miraculeux couché dans la crèche; et je ne. sais quelle voix intérieure, sur le front de son enfant retrouvée dans cette crèche nouvelle, avait dit : — (f Espère. » Et il espérait.

Ce ne fut pas une vaine espérance. Les armes de Charles XII, encore une fois victorieuses de celles d'Auguste, compétiteur de Stanislas au trône de Pologne, ramenèrent en effet le père de Marie à Varsovie. Il y fut sacré, ainsi que sa femme Charlotte Opalinska, le 4 octobre 1705, et des jours heureux suivirent;

iii.iis ce II cl.ul (|U iitic liiiltc |)|-os|trr(' (l.ilis l.i (Icsiilicc dv <('llc loviilr r.uuillc. (loiil l;i \i('(l(>v;iil si' incstircr |t;ii' les revers. La Corlinie de Charles Ml s'élail enliii lassiV ; le héros suédois venait (h' siiccoinher à l'ullawa, et, réfugié en Turcjuie, il laissait Stanislas sans appui, sans parti, sans ressouree. Celui-ci s'était jeté dans h» Poniéranie suédoise, et généreux autant (jue Charles l'avait été à son égard, il oubliait ses propres périls, laissait ses états ouverts aux tentatives de l'ennemi pour détendre ceux de son proteetiMU- absent. Contre les forées réunies des Busses, des Danois, des Saxons, (jue pouvait Stanislas dans un pays où l'absence du maître laissait ' régner la confusion? Dans 1 uiipossibilité de se sacrifier pour Charles XII les armes à la main, Stanislas résolut de tenter pour lui, par la paix, ce (juil ne pouvait par la guerre. Pour gage de cette paix qui ramènerait le roi de Suède dans ses étals, Stanislas se résolut à olTrir son abdication; mais il fallait disposer l'esprit de Charles XII à se plier à un accommodement ; la tache était difficile, et Stanislas se la réserva toute entière. C'est ainsi que ce prince, si grand par son désintéressement, partit une nuit, seul, sous un déguisement et un nom supposé, stimulé plutôt qu'arrêté par la pensée des périls qui le séparaient du roi de Suède ; mais il fut reconnu et pris comme il allait le joindre. Charles" venait aussi d'être fait prisonnier, et leur captivité semblait sans espoir de délivrance, quand le Grand Seigneur consentit enfin à les mettre en liberté. Les biens de Stanislas avaient été confis- (jués en Pologne ; Charles XII lui assigna les revenus du duché des Deux-Ponts; c'est là qu'il fit sa résidence. Pourtant ce dernier asile que lui jalousaient ses ennemis, Stanislas devait le perdre en perdant Charles XII. La mort de ce prince, qui avait été son protecteur, sa ressource, et mieux encore, son ami, l'obligea à se réfugier en France. Il s'arrêta à Weissembourg en Alsace ; mais là encore les partisans d'Auguste persistèrent à le |)0ursuivre; leurs plaintes arrivèrent au régent, et le régent y répondit noblement et comme il convenait de le faire au nom du pays. « La France, leur dit-il, a toujours été l'asile des rois

iiiallicurcux ; c est loule ma rc|)()us(' au i oi voire iiiailrc. n Kl la France, en effet, fiitd(''s lors pour Stanislas une seconde patrie où rien ne vint le Irouhler, sinon les souvenirs du passé.

Raconter ce passé du roi d<' Pologne, c'est commencer la vie de M(}ric Leczinska. Dans toutes ces p(''réfïrinations douloureuses, dans chacune des épreuves qui frappèrent ce prince, la jeune figure de sa fille se détache auprès de lui candide et résignée, consolante à l'œil comme un ange d'espérance, une Antigone chrétienne guidant au chemin de l'exil un OEdipe sans remords. Il semhle que sa première jeunesse ait été cachée sous le manteau d'exil du royal hanni ; et quand enfin ce manteau s'écarte et tombe sur le sol hospitalier de la France, Marie nous apparaît naïve et charmante ; les fatigues ont développé sa taille gracieuse, en même temps que l'adversité, l'amour filial, développaient dans son cœur lesplus précieuses vertus; la beauté de son âme a passé toute entière sur son visage. Ses premières années aventureuses, loin de lui donner de l'assurance, ont augmenté sa timidité; mais cette timidité est un charme de plus, car elle tient à sa candeur, à son ignorance d'elle-même. Les événements extraordinaires qu'elle a vus, en la plaçant sans cesse, elle et les siens, vis-à-vis d'un seul espoir, d'une seule protection, celle de Dieu, l'ont mise en défiance de l'espoir humain; sa foi s'est recueillie en Dieu; mais sa piété douce et tolérante n'a de rigueur que pour elle-même; elle s'oublie pour ne^ songer qu'à son père, et quand l'avenir de la jeune fille est la seule inquiétude qui persiste au cœur de Stanislas, le passé douloureux, l'espoir fugitif de voir rappeler son père au trône de Pologne, voilà toute la pensée de Marie.

Mais Dieu se rappelle ceux qui s'oublient; d'ailleurs il est des vertus si parfi^tes, qu'il semble qu'il ait voulu les récompenser dès ce monde. Au nombre de ces vertus accomplies fut celle de Marie, et la récompense ne se fit pas attendre.

Un jour, la jeune princesse, dont les habitudes étaient réglées et modestes, travaillait auprès de sa mère, et, tout en travaillant, elle lui chantail l'un de ces airs polonais dont on avait bercé

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^(lll t'iiliiiicc im\ jours |)r(>s|M'rcs ; iiiiiis les iiolcs ri les paroles (lu clianl nalioual. plus liuicliaiilcs ciicon' dans la (louée voix de .Marie, axaieni trop viveuieul rappelé la pairie absente au cuîur de CliarloUe Opaliuska. Klle londil eu lai mes, el sa lille se préeij)ilanl aussil(')l dans ses lu-as, séehaul ses pleurs par ses baisers, joimianl ses mains dans les siennes :

(( Kspéroz donc, chère mère! s'écriii-l-elle; (piand je vous dis » (r(^spérer! j'ai lanl prié Dieu, qu'il nous la rendra noin? » chère Pologne. Kspérez, Kl ne ])leurez pas!

„ — \h! ton! ce (pie je veux espérer de Dieu, c'est du bon- •> heur pour loi. uia lille! »

Et Charlolle aeluivail à peine ces paroles dans les sanglots, (piand la porte s'ouvrit avec violence; Stanislas parut; son front rayonnait dune joie inaccoutumée, inconnue même aux plus heureux jours de sa vie passée. Il tenait une lettre ouverte à la main, et sans voir les pleurs de sa femme, le trouble de son enfant, il se précipita vers elles, et les serrant tour à tour sur sa poitrine, mêlant ses larmes de joie à celles que la douleur avait laissées sur leur visage : « A genoux, à genoux ! s'écria-t-il, et rendons grâce à Dieu ! Dieu est grand, Dieu est bon, il n'abandonne pas les siens !

„ — Mon père, mon père L vous êtes rappelé au trône de Pologne. Dieu m'a donc entendue? s'écria Marie.

;, Dieu, ma fille, a entendu votre père; il nous est bien plus favorable, il vous fait reine de France !»

Reine de France! Marie, la fille du proscrit, Marie la déshéritée! Comment y croire? quel miracle est-ce là! Cette Marie qu'un duc de Bourbon déjà vieux se laissait prier pour demander en mariage, cette Marie si pauvre, si oubliée, qui n'était belle, à ses yeux du moins, que de sa jeunesse, cette Marie, reine de France !

Plus que tout autre elle se refusait à y croire, car elle'ne connaissait d'elle-même que les perfections qui lui" manquaient ; elle lisait et relisait vainement les dépêches qui la demandaient à son père au nom de Louis XV; et quand on lui disait l'esprit.

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