Pivaudan, Les syph'ilides buccales. Th. Paris
pathie ne manque jamais : derrière la branche montante de la mâchoire, on peut sentir un ou deux ganglions, volumineux, indurés, roulant sous le doigt, mais presque toujours indolores.
L’évolution du chancre pseudo-diphtérique de l’amygdale s’accompagne habituellement d’un retentissement sur la santé générale parfois assez inquiétant. L’haleine est fétide, la déglutition souvent impossible à cause de la dysphagie, la salivation abondante; en même temps, il y a de la pâleur de la face, une lassitude extrême, surtout marquée pendant les premiers jours. La plupart des malades rapportent en effet que le début de « leur mal de gorge » a été marqué par des petits frissons, une perte complète de l’appétit, du nasonnement et une douleur de gorge assez vive.
Au bout de deux à trois semaines, la fausse membrane cesse de se reproduire ; la surface de l’amygdale ulcérée se déterge et la guérison survient d’une façon définitive. Ace moment le chancre est accompagné d’une roséole et des autres accidents de la syphilis secondaire. Quelquefois aussi, comme on en a rapporté des exemples, il y a transformation du chancre en plaques muqueuses susceptibles de se diphtériser à leur, tour. On sait, en effet, comme il est fréquent de voir les plaques muqueuses sè développer à l’endroit même où siégeait l’accident initial.
L’angine pseudo-membraneuse secondaire est due à l’apparition sur les plaques muqueuses d’exsudats pseudo-diphtériques. La variété diphtéroïde des plaques muqueuses de la région génitale est bien connue (Davasse et Deville, Fournier). Au pharynx, cette forme
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particulière de plaques muqueuses signalée par Grisolle et Bazin a étéétudiée par Hauttemeht 1 , puis par M. Gorml au point de vue anatomo-pahologique ; MM. Robin , Balzer, Bourges 3 en ont rapporté des exemples très
net Le début de ces accidents est généralement brusque.
Il est marqué par de la fièvre, légère d’ailleurs, des douleurs pharyngées assez vives, de la pertedappeWJ du malaise général. Au bout de quelques jours, laies on est constituée. Tantôt, il existait déjà des p aques muqueuses dans l’arrière-gorge, tantôt &&&* muqueuses prennent d’emblée l’apparence diphtermde. Les amygdales qui sont le lieu de production des syphilides de l’arrière-gorge sont grosses, dures à t^porn même que leur induration simule celle du chancie syphilitique. Elles se recouvrent fréquemment dun exsudât pultacé, grisâtre, peu adhérent, facile a écraser, dans ces cas, la ressemblance avec la diphtérie n est que
tès lointaine; ü n'y a pas, à proprement p^an^e
pseudo-membraneuse. Au contraire, dans -
les tonsilles sont tapissées par une couenne d un ton
grisâtre ou jaunâtre rappelant l’aspect de la diphtérie
Ces fausses membranes syphilitiques prennent rare ment l’apparence gangréneuse, noirâtre.
intimement à la muqueuse sous-jacente, qu assez facilement lorsqu’on essaie de les en