‹ Les Angines à fausses membranesChapitre 14 sur 46 · Peter, Art. Angines in Dict. encycl. des Sc. méd · texte numérisé non relu

Peter, Art. Angines in Dict. encycl. des Sc. méd

. C’est une affection des plus graves; pour M. Peter,, elle est presque toujours mortelle : l’individu succombe avec tous les symptômes de la diphtérie maligne, gonflement du cou, aspect plombé de la face, fétidité de l’haleine, etc. ; jamais il n’y a eu de propagation des fausses membranes au larynx : la mort, — comme dans la plupart des angines malignes d’ailleurs, — survient avant que le croup ait eu le temps de se produire.

On a aussi signalé dans la variole une inflammation nécrotique (Huxham) de l’arrière-gorge qui aboutit à la formation de fausses membranes grisâtres épaisses, peu adhérentes, au-dessous desquelles la muquense est plus ou moins ulcérée. S’agit-il dans ces cas de diphtérie vraie ou d’une variété particulière de modifications de la muqueuse, nous l’ignorons absolument. L’étude anatomique et symptomatique de cette variété d’angine est encore à faire.

Au cours du choléra, on a observé rarement des angines pseudo-membraneuses ; dans les deux cas rapportés par M. Duflocq ', dont l’un a été suivi de mort, il, s’est montré en même temps que des fausses membranes pharyngées un exanthème scarlatiniforme de la face et du corps. Il semble qu’alors il se soit agi d’angines diphtériques vraies survenant chez des cholériques en convalescence.

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