G. Sée, Bull. Soc. méd. des Hop
2. Hutinel, Note sur quelques érythèmes infectieux. Archives générales de médecine, 7 et 8 novembre 1892.
3. Mussy, Contribution à l’étude des érythèmes infectieux, Th. Paris, 1892.
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dies, disparaissant sous le doigt, des placards circinés érythémateux et des pustules tuberculeuses ; sa durée est éphémère, mais souvent il procède par poussées successives et se renouvelle ainsi pendant plusieurs jours. Il n’envahit presque jamaisle visage. L’érythème rubéolique est très rare. Beaucoup plus souvent on observe l’érythème scarlatiniforme, soit simple, soit desquamatif. Dans certains cas, la ressemblance avec la scarlatine est complète ; nous verrons en traitant des angines pseudo-membraneuses, de la scarlatine, comment la confusion a été souvent commise entre ces deux affections, mais comment il est possible de faire le diagnostic. Quand les érythèmes se montrent à la fin de l’angine, leur apparition est presque toujours précédée de fièvre; dans ce cas, on observe tous les signes de l’angine maligne, aspect terreux de la face, fausses membranes grisâtres, parfois d’apparence gangréneusé, adénopathie cervicale considérable.
Complications cardiaques. —Detoutes,laplusfréquente est la myocardite ; elle a été étudiée par Labadie-Lagrave 1 , Leyden, enfin par MM. Rabot et Philippe 2 et Huguenin 3 . Elle apparaît généralement dans 20 0/0 des diphtéries graves. Comme les paralysies, la myocardite est un accident tardif; elle ne survient guère qu’au moment où les fausses membranes commencent à disparaître. Elle se traduit cliniquement par un très petit nombre de signes : il y a d’abord de l’augmentation du nombre des pulsations, puis bientôt le pouls devient faible et mou,