RAR
Les auteurs ne sont pas lous d'accord à reconnaître sa nalure éberthienne.
Nous n'avons pas à entrer ici dans les détails de ces polémiques scientifiques. Mise en doute par un certain nombre d'auteurs (Schmidt et Schaeffer surtout), langine à B. d'Eberth parait exister indépendamment des angines banales observées au cours de la dothiénentérie et n'être qu’une localisation lÿmphoide du Bacille Typhique analogue en tous points aux lésions des plaques de Peyer, de l'intestin.
C’est ainsi que Bendix et Bickel (5 juin 1902), ont isolé le bacille d'Eberth à létat pur dans une angine observée au cours d'une fièvre typhoïde. Voici, d’après leur observalion. l’aspect clinique de cette angine survenu au 18me jour de la maladie : douleur de gorge marquée avec dysphagie et dyspnée, puis apparition sur le pilier d'une saillie du volume d’un pois cerclée d’une auréole rouge, sans aucun retentissement ganglionnaire. L’ensemencement de parcelles recueillies à ce niveau donne du B. d'Eberth pur. A
cette saillie du pilier succède progressivement une ulcéra-
tion indolore, ovalaire, à bords saillants, saignani au moindre contact. La cicatrisation spontanée amène la guérison en moins de deux semaines.
De cette description de Bendix et Bickel, il ressort les caractéristiqües suivantes: apparition de langine vers la fin du deuxième septennaire, ulcération absolument indolore, souvent symétrique, de forme ovalaire, d’un saignement facile, saris grand retentissement sur les ganglions voisins cet en règle générale guérissant spontanément.
Angines rares à Bacilles spéciaux.
Ici serait la place d'une autre classe d’angines rares dont les agents microbiens sont des bacilles spéciaux. Mais nous