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branes et ayant tout à fait dans ces cas, l'aspect de la diphtérie. L'amygdale est dure et on trouve à la région rélro-maxillaire un gros ganglion induré et entouré d’autres plus petits, sans que jamais la suppuration ne s’y montre.
La dysphagie est considérable, parfois, il y a de l'hyperthermie (formes aiguës de Fournier).
Les accidents pharyngiens de la période secondaire sont ‘aractérisés on le sait par les plaques muqueuses. Au débul, on ne voit qu'un simple dépoli de la muqeuse auquel succède rapidement une érosion.
Les plaques sont blanchâtres, opalines, tranchant sur la teinte rouge de la gorge qui est congestionnée. Leur siège habituel est sur les piliers, sur le voile et sur les amygdales, très rarement sur la luette. Les ganglions avoisinants sont tuméfiés, il y a un peu de gêne à la déglutition. Parfois l'aspect clinique est celui de lPangine aiguë { Benoist), sans doute en raison d'infections surajoutées.
Les gommes ou ulcérations tertiaires se rencontrent très fréquemment chez tous ceux dont le pharynx est irrité ou légèrement traumatisé. Le sujet porteur d’une telle iésion se plaint d'une gêne à la déglulition, persistante depuis plusieurs semaines. L'examen de la gorge montre un semis jaunâtre sur le voile du palais, les piliers et l’amygdaie dû à linfiltration. Peu à peu, cette infiltration se ramollit et laisse alors une ulcération. Les ganglions rétro-maxillaires sont engorgés.
Dans toutes ces formes, on retrouve au niveau des lésions lé microbe spécifique, Treponema Pallidum de Schaudinn, que lon peut déceler à l’ultra-microscope, mais qu’on n’a pas encore pu cultiver.
Le traitement est celui de la syphilis en général.
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GHAPITRE IV
Angines mycosiques.
Parmi les champignons parasites capables de provoquer des angines, les plus fréquemment rencontrés sont ceux appartenant au genre Saccharomyces, puis vient le Leptothrix.
Angines à Saccharomyces.
Le muguet occasionné par l'Endomyces albicans est capable denvahir le pharynx en produisant le syndrome angineux. Dans ces cas, il occupe les replis du pharynx et comme il ny a guère de frottements dans ces régions il ne tarde pas à sy développer abondamment sous forme d'un exsudat crémeux rappelant plus ou moins l’angine diphtérique.
Le saccharomyces angineux Vuillemin donne d’après Troisier et Achalme des angines analogues.
Clerc el Sartory (1908), ont aussi mentionné des angines où on rencontrait associée au pneumocoque ou au
bacille de Friedländer, une levure sans spores, invertissant la saccharose, ne saccharifiant pas l’amidon et donnant au cobaye par inoculation sous-cutanée un abcès circonscrit,
Angines à Leptothrix.
Les angines à leptothrix furent découvertes par Fraenkel, puis A. Colin en 1893 en fit une étude toute particulière que Meunier et Bertrand reprirent en 1898.
C'est une affection de l’âge adulte. Les symplômes capitaux sont une dysphagie assez douloureuse avec toux ré- Îlexe. Parfois même, il n'existe que de la toux.
L'examen du pharynx montre alors sur la base de la langu> et les amygdales l'existence de petits points blanchâtres, pointus, faisant saillie sur la muqueuse et assez résistants. Très rarement ces points sont confluents au point de donner un exsudat rappelant la fausse membrane de la diphtérie.
La durée de la maladie est parfois considérable.
L'examen microscopique d’une parcelle d’exsudat fait reconnaître les filaments du leptothrix cultivable sur un milieu de Sabouraud.
Pour toutes les angines mycosiques, le pronostic est bénin malgré leur tendance à la chronicité. Leur iraitement réside comme pour toutes les affections mycosiques en l’iode « intus et extra ». Il est toujours efficace.
ARAMBOUROÙU