‹ Les Angiomes de la LangueChapitre 11 sur 16 · TN · texte numérisé non relu

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Le siège de l’angiome est aussi essentiellement variable on le trouve indifféremment sur la face supérieure et la face inférieure, au niveau de la pointe ou de la base ou encore sur les bords de la langue.

Il offre une coloration rouge, bleu violacée, ou même noirître. On a expliqué cette différence de coloration en faisant intervenir la vitesse de la circulation dans les lacunes sanguines de la tumeur On conçoit très bien que l’angiome rouge correspond à une tumeur dans laquelle le sang c:rcule très vite. La surface de l’angiome est tantôt lisse, tantôt flexueuse ; elle présente souvent des bosselures et des sillons.

Au toucher, la région malade est molle, souple, dépressible, la palpation permet souvent de sentir de petits noyaux indurés qui sont constitués, sans doute, par des dépôts fibrineux que l'on a appelés angiolithes. (Broca).

L’angiome de la langue présente encore deux grands signes qui sont capitaux pour l'établissement du diagnostic.

L'un d’entre eux appartient à toutes les tumeurs vasculaires, l’autre est du aux conditions de la circulation sanguine dans les lacs de la tumeur. L’angiome de la langue est réduclible, ïl se laisse facilement vider de son sang et palit pendant cette opération ; dès que l’on cesse la pression sur lu région malade, elle revient rapidement à son volume primitif. L’angiome de la langue est érectile. Sous l'influence des efforts, des cris, de la colère même il se produit une érection véritable, analogue à celle des corps caverneux et du clitoris. Cette érection est due soït à une augmentation de l'irrigation sanguine, soit à une gène dans la circulation de retour. Des faits analogues se produiraient d'après certains auteurs sous l'influence de la menstruation et de la grossesse.

Deguise fils et J. Brown ont prétendu que l’angiome de la langue est pubsatile. Ils auraient mêmé perçu à sa surface une sorte de thrill. Nous pensons que leur constatation est en rapport avec une transformation de l’angiome en anévrysme cirsoïde.

Fait remarquable, l'état général n’est le plus souvent jamais touché. Aucun adénopathie n'accompagne la tumeur quand elle n’est pas ulcérée.

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