Wiener mediz. Presse, 1881, n
un petit nombre de considérations spéciales. Leurs symptômes sont parfaitement nets, grâce à la faible épaisseur du tégument et au plan osseux sousjacent. Quand elles existent, les dilatations serpentines des artères ou des veines se remarquent aisément. On apprécie de même les proportions énormes qu’elles peuvent prendre : dans un cas du professeur VerneuiL, les artères avaient le volume du petit doigt; chez les enfants, elles offrent souvent les dimensions d’une radiale d’adulte. Les cheveux peuvent manquer à la surface des tumeurs congénitales^ Enfin, les nævi superficiels étendus entraînent du côté du squelette des hypertrophies qui se traduisent par une asymétrie de l’ovale crânien \ Une fois, cependant, Duzéa a trouvé de l’atrophie.
è. Angiomes profonds. — On peut les diviser en communiquants et non communiquants, suivant qu’ils offrent ou non des relations avec la circulation crânienne.
Les angiomes profonds communiquants sont les plus curieux. Confondus jusqu’à ce jour avec les tumeurs ou kystes sanguins de la région, ils en ont été nettement séparés par le professeur Lannelongue. Le savant chirurgien de l’hôpital Trousseau, qui a consacré aux affections congénitales de si patientes et de si remarquables études, a démontré qu’il s’agissait, pour plusieurs de ces tumeurs sanguines, d’angiomes véritables. Une observation personnelle, dont la nature était indiscutable, a servi de point de départ à