‹ Les angiomesChapitre 104 sur 194 · Duzéa, loc. cil · texte numérisé non relu

Duzéa, loc. cil

ses recherches. L’analyse minutieuse de 21 cas de tumeurs en relation avec les méninges ou les sinus lui a permis de réunir 12 exemples certains des lésions qui nous occupenth Si l’on y ajoute deux faits, un peu douteux il est vrai, et les observations de Treves^ et de Glattauer^ on arrive à un total de 16 cas.

C’est ici peut'être le lieu de rappeler le cas si curieux d’Arved Faxe, dans lequel le frontal faisait presque complètement défaut ; la compression de la tumeur occasionnait du vertige : il est vrai que ce signe pouvait tenir autant ou même plus à la compression du cerveau qu’à une communication vasculaire. Les faits rapportés par Lannelongue, et dont 6 furent suivis d'autopsies (cas de Pelletan, Michaud, Bush, Flint, Demme, Lannelongue), sont plus positifs. Dans toutes ces observations on trouve à la surface du crâne une tumeur aréolaire, spongieuse, caverneuse. Elle siège de préférence sur la ligne médiane. Au-dessous d’elle, le crâne est perforé largement, comme dans le cas de Michaud^, ou bien il offre une série de petits pertuis. Des veines émissaires, énormément ectasiees, traversent ces pertuis et vont se mettre en communication, soit avec les veines méningées, soit avec le sinus longitudinal supérieur. Le cas du professeur Lannelongue nous offre une particularité assez curieuse : c’était une sorte

1. Congrès de chirurgie, 19 oct. 1886, p. 411. — On trouve dans cette communication tous les renseignements bibliographiques.

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