Union médicale, 1859, 1, p
de pédicule membraneux, court, unissant l’angiome à la fontanelle postérieure.
Ges tumeurs angiomateuses ont une origine congénitale; sur 14 cas, elle était certaine pour 1:2. Il est probable aussi que les lésions osseuses sont sous la dépendance de l’évolution de la tumeur, à moins qu’une même cause n’ait présidé à leur développement simultané. Nous préférons cependant la première hypothèse plus conforme à l’évolution embryogénique de la tête et la pathologie de l’angiome.
Ges angiomes profonds constituent des tumeurs du volume d’une noix en moyenne : nous avons déjà dit quel était leur siège habituel. La saillie qu’elles forment est plutôt étalée. La peau qui les recouvre est légèrement distendue : elle peut conserver sa couleur normale, mais elle offre le plus souvent une teinte bleuâtre. Les efforts, les cris amènent une turgescence ordinairement bien marquée et une coloration plus foncée. Leur réductibilité est assez nette et, en tous cas, beaucoup plus marquée que dans les angiomes ordinaires, grâce à leurs larges anastomoses veineuses. On n’y a pas encore observé de battements L En les déprimant avec le doigt on arrive souvent à percevoir, quand elles existent, les perforations osseuses qu’ils recouvrent. Les différentes attitudes de la tête amènent dans leur vo-
1. Sauf dans les cas de Glattauer(/. c.) et de Duplay [Arch. gén. de médecine, 1877, I, p. 94); mais l’absence de contrôle anatomique ne permet pas de se prononcer sur la véritable nature de la tumeur. En tout cas, ils étaient isochrones avec les mouvements du cœur.
lume des modifications assez évidentes : ils diminuent ou même disparaissent complètement quand la tête est maintenue droite et fixe; leur distension maxima est obtenue par la flexion en avant; la flexion en arrière a donné des résultats contradictoires.
Un cas de Dupuytren^ nous sert de transition entre les angiomes communiquants et ceux qui ne le sont pas. Une tumeur érectile mastoïdienne, observée chez un adulte, recouvrait une perforation osseuse, à travers laquelle elle communiquait avec un kyste cloisonné, multiloculaire. Ce dernier avait refoulé le lobe gauche du cervelet et en occupait la place. Peutêtre faut-il voir ici un cas de dégénérescence kystique d’un angiome à la fois extra et intra-cranien?
Avec les angiomes profonds non communiquants^ la seule particularité qu’on note alors est un état télangiectasique plus ou moins marqué des vaisseaux diploïques. Nous en avons cité quelques exemples à l’anatomie pathologique. Ils siégeaient tous au pariétal. Ce sont des angiomes périostiques; ils sont d’ailleurs plus rares encore que ceux qu’a décrits le professeur Lannelongue.
Diagnostic. — Les angiomes communiquants peuvent donner lieu à des difficultés de diagnostic réelles. On est tenté de les confondre avec le céphalématome, les kystes séreux ou sanguins, la hernie du sinus, l’hydrencéphalocèle, etc., sans compter les tumeurs solides de la région. Celles-ci sont résistantes et n’offrent que rarement la mollesse de l’an-