‹ Les angiomesChapitre 107 sur 194 · Cfr. ViLLARD, Arch.prov. de chir.y · texte numérisé non relu

Cfr. ViLLARD, Arch.prov. de chir.y

Dans un cas de Follin^ cependant, celle-ci était indemne; par contre, les gencives étaient atteintes. Dans un autre de M. Peyrot, la langue et le plancher de la bouche étaient simultanément pris^.

Les altérations de cette région succèdent le plus souvent à celles des paupières, du nez, de l’oreille, des lèvres. Il en résulte que, lorsque la joue est envahie, elle Test presque tout entière; et on connaît bien ces grandes plaques rouges ou violacées, dites taches de vin si remarquables par leur étendue.

Cependant, à son extrémité interne, se trouve un lieu d’élection pour les angiomes lissuraux : c’est le sillon naso-jugal. Ce sillon est en effet le point de jonction du bourgeon nasal externe avec le bourgeon maxillaire supérieur. Aussi voit-on très souvent les angiomes naître de la racine du nez ou de l’angle interne de Poeil et descendre le long de ce sillon pour atteindre la lèvre supérieure.

Nous avons observé, comme bien d’autres, plusieurs angiomes simples de cette région exactement limités au sillon naso-jugal, faits intéressants au point de vue de la théorie des angiomes fissuraux. Darier^ a vu des angiokératomes affecter exactement le même siège.

Les grands angiomes plans de la joue, stationnaires depuis l’enfance, n’entraînent presque aucun danger.

Les nævi hyperplasiques, à relief plus prononcé ou à surface bourgeonnante, sont moins bénins. Ils

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