‹ Les angiomesChapitre 112 sur 194 · Cité par Cruveilhier, II, p · texte numérisé non relu

Cité par Cruveilhier, II, p

pereur Léopold était né avec une très grosse lèvre pendante, qui tombait sur le menton, toutes les fois qu’il se mettait en colère !

La lèvre supérieure est souvent transformée en une sorte de trompe molle, cyanotique, qui gêne à la fois la parole et la déglutition. Mais ce n’est pas cependant une règle absolue : l’un de nous a observé un cas très net de ces sortes d’angiomes des lèvres dans le service du professeur Lannelongue : il ne déterminait aucune gêne fonctionnelle et guérit très bien par l’électrolyse.

En comprimant ces angiomes latéraux, on sent quelquefois à leur intérieur des pulsations (Scarpa)L Bérard et Denonvilliers ont vu chez une femme une tumeur du volume d’un œuf de dinde suspendue à la lèvre supérieure par un pédicule d’un centimètre de longueur et deux de largeur.

Parles progrès de leur évolution, ils peuvent arriver à border entièrement l’orifice buccal. Dans le cas qui a servi à la description de de Graefe, la tache n’était pas grosse comme une lentille à la naissance ; à 14 ans, les deux lèvres étaient atteintes et la supérieure pendait au-devant de la bouche jusqu’au menton. Il peut arriver que les narines soient en même temps envahies (Vidal) ^

Bryant '*^ a vu un angiome des lèvres rétrocéder peu à peu devant le développement d’un lymphangiome.

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