Gaz, heb.y nov
sion oculaire, est à la partie supéro-interne (Panas).
Cette évolution se fait souvent avec une extrême lenteur : chez le malade de Lebert^ la tumeur existait depuis vingt-quatre ans.
La vue est ordinairement très compromise; les progrès de l’affection aboutissent à la cécité complète ou presque complète (cas de De Graefe^j. L’examen ophtalmoscopique montre en eftet de l’œdème papillaire : artères filiformes^ veines dilatées et flexueuses, aspect flou du fond de l’œil. Ces signes n’ont d’ailleurs rien de spécial à l’angiome ; ils se rencontrent dans presque tous les cas de tumeurs orbitaires et même intra-craniennes.
La présence de l’angiome ne paraît pas déterminer des douleurs bien marquées; plusieurs observations n’en signalent pas; dans les autres, elle n’est mentionnée que dbine façon incidente.
Les complications communes sont rares. Le professeur Panas a vu s’infecter et suppurer un angiome de l’orbite, au décours d’une fièvre typhoïde Les complications oculaires sont plus fréquentes. Nous avons déjà signalé celles qui intéressent la vue; d’autres intéressent la vitalité de l’œil. En effet, la cornée, projetée en avant et privée de la protection du voile palpébral, s’ulcère et se nécrose (Schub^, Panas ^). Dans ce dernier cas la nécrose de la cornée fut suivie d’un phlegmon