Arch. d'opht., 1883, cbs. I
de l’œil et finalement d'ophtalmie sympathique.
Le diagnostic de ces tumeurs est souvent chose fort délicate. Des observateurs de premier ordre, (Dupuytren^, de Graefe^, Emrys-Jones^) ont énucléé des yeux en même temps que la tumeur, croyant avoir affaire à des néoplasmes malins. Il est des cas cependant où le diagnostic s’impose : on trouve une tumeur orbitaire réductible, érectile, bleuâtre, un nævus palpébral, des veines variqueuses et même des phlébolithes (Samelsohn^), en un mot, tous les signes classiques de l’angiome.
Mais la coloration bleuâtre, l’érectilité, la réductibilité, la tumeur elle-même peuvent manquer; les varicosités n’ont pas grande signification et on se trouve en présence de l’exorbitisme seul. Il faut donc analyser avec soin les données cliniques.
Chez un sujet jeune, les confusions pourraient se faire avec le gliome, les kystes dermoïdes ou lymphatiques, l’encéphalocèle. Remarquons cependant que l’angiome de l’orbite est rare dans le jeune âge. Le gliome s’accompagne de douleurs, des signes du décollement rétinien et de phénomènes glaucomateux. Les kystes affectent d’ordinaire le même siège que les angiomes ; mais ils sont moins profonds, latéro plutôt que rétro-bulbaires, et quand ils deviennent évidents ils offrent une résistence uniforme, de la fluctuation, une régularité de contours qui n'est guère le fait de l’angiome.
J. Cité par Panas, Arch, d'opht., 1883, p. 1.