Berl, Klin. IVoc/i., 5 janvier 1880, n« 1, p
L’encéphalocèle affecte aussi, en général, le même siège; mais la réductibilité, quand elle existe, est complète et s’accompagne souvent de symptômes cérébraux. Avec l’angiome elle est incomplète, laisse subsister une tumeur spongieuse, et ne s’accompagne d’aucun désordre cérébral.
Chez les adultes, le diagnostic sera plus délicat encore; l’apparition tardive de l’exorbitisme en imposera presque fatalement pour un néoplasme orbitaire, si une coloration légère de la peau ou de la muqueuse, des varicosités nombreuses, des alternances de retrait ou de protusion du globe oculaire (Gamuset^), une marche extrêmement lente ne dirigent l’attention d’un autre côté. Il faut en tout cas rechercher avec soin les signes ordinaires des tumeurs orbitaires ou intra-craniennes, afin de les écarter.
Les anévrysmes artériels ou artério-veineux déterminent en général un exophtalmos pulsatile, du souffle, des sensations subjectives, qui ne sont guère observés dans les cas d’angiome.
Quant au goitre exophtalmique, il suffira, pour l’écarter, d’explorer le corps thyroïde; à moins qu’il ne s’agisse de ces formes frustes, sans hypertrophie thyroïdienne. Le diagnostic deviendrait alors des plus hésitants.
L’œil reprend souvent sa place, la tumeur une fois enlevée. On ne peut pas en dire autant de la fonction; l’œdème papillaire, les tiraillements du nerf optique entraînent souvent des désordres persis-