‹ Les angiomesChapitre 144 sur 194 · In Gtazel, Th. Montpellier, 1893, p. 30, obs. III · texte numérisé non relu

In Gtazel, Th. Montpellier, 1893, p. 30, obs. III

est celle que rapporte Nauwerk* : un homme de cinquante-deux ans offrait depuis peu de temps une tumeur pulsatile de l’extrémité inférieure de la cuisse. On pose le diagnostic sarcome, et l’amputation est faite. L’examen microscopique montra qu’il s’agissait d’un superbe angiome caverneux. Nous avons déjà parlé du cas de Wallis, où la même erreur fut faite pour un angiome de l’épaule. C’était encore une de ces tumeurs vasculaires à évolution tardive, dont les exemples sont rares, mais pour laquelle la confusion est bien excusable, vu l’âge des sujets et l’accroissement quelquefois très rapide de la tumeur. Avant de se prononcer on explorera donc la peau avec soin pour essayer de découvrir la trace d’un nævus vasculaire; il est vrai que celui-ci a bien le droit de dégénérer en sarcome. Dans ce cas, néanmoins, les hémorragies et les douleurs sont fréquentes. Celles-ci sont plus rares avec l’angiome. En fin de compte, on tentera un examen microscopique d’une parcelle de la tumeur. Mais, certes, on sera rarement amené à cette extrémité.

Un angiome de la main, observé par le professeur Lannelongue*^ chez un nouveau-né, rappelait à s’y méprendre un doigt surnuméraire imparfaitement développé. Il siégeait sur le bord cubital de la main, au voisinage de l’auriculaire, avait un aspect flétri, un pédicule long et grêle. Mais l’absence complète d’un ongle, même rudimentaire, à son extrémité, saréductibilité partielle, firent écarter le diagnostic qui se présentait le premier à l’esprit. C’était, en

1. Virchow' s Archiv^ CXI, p. 211, et Cenlralblatt f. Chir.y 1887, p. 600.

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