‹ Les angiomesChapitre 162 sur 194 · Brit.med. Journal, 1877, I, p · texte numérisé non relu

Brit.med. Journal, 1877, I, p

10. Heins, Th. Paris, 1892. La plupart des détails relatifs à l’électrolyse sont empruntes à cette excellente thèse.

TR AITEMEIST.

putréfier. Redard ^ a démontré que les intensités inférieures à 30 ou 35 milliampères doivent être seules employées; au delà, le caillot positif cesse d’être hémostatique ou ne l’est plus qu’imparfaitement.

Ges expériences ont fixé le manuel opératoire de l’électrolyse. On n’utilise plus que les courants faibles; et le pôle positif seul est introduit dans la tumeur : c’est la mono-puncture positive.

Le caillot ainsi obtenu adhère aussi bien à l’aiguille qu’aux tissus environnants : de là est né l’usage de renverser le courant avant de retirer le pôle positif : l’adhérence du caillot diminue un peu et on n’est pas exposé à le désagréger. La peau pâlit sous l’influence du courant : c’est un indice de vasoconstriction. C’est en même temps une indication de s’arrêter, si on veut éviter de produire des eschares. Redard se contente de séances très courtes, 2 à 4 minutes. Elles sont suivies d’une petite réaction locale : rougeur, gonflement modéré, qui disparaissent en deux ou trois jours.

L’électrolyse agit en coagulant le sang des vaisseaux et en déterminant une phlogose légère : cette double action a pour résultat un travail sclérogène, qui est le but convoité de la plupart des méthodes Indirectes.

Tels sont en résumé les principes de l’électrolyse et ses effets physiologiques. C’est une méthode inoffensive; nous étudierons plus loin sa valeur curative.

1. Gaz. méd. de Paris, 1887, et Congrès de Chirurgie, 1888, p. 432.

3® Méthode sclérogène. — On pourrait grouper SOUS ce titre, que nous ajoutons à la classification de Broca, la plupart des procédés précédents et meme un grand nombre de ceux qui recherchent indirectement la destruction ou l’atrophie de l’angiome. Mais nous voulons indiquer ici seulement la méthode du professeur Lannelongue. Elle n’a été appliquée jusqu’ici qu’une seule fois à la cure des nævi. Dans une note à l’Académie de médecine, M. DeubeP relate deux observations où les injections de chlorure de zinc lui ont fourni le succès. 11 est permis de penser, en effet, que le tissu fibreux, qui étouffe le germe tuberculeux, pourra bien étouffer les vaisseaux capillaires d’un angiome. Les formes diffuses cependant paraissent devoir résister à ce moyen de traitement. L’un de nous l’a en effet utilisé dans le cas de la petite Jeanne B..., du service du professeur Lannelongue; à chaque injection, qui ne déterminait qu’une hémorragie légère, il se formait des noyaux d’induration très nets. Malgré six à sept séances, les injections, assez douloureuses, furent abandonnées, vu leur peu d’efficacité. Cette forme d’angiome généralisé était sans doute trop grave, pour être^ traitée avec succès par les injections de chlorure de zinc, qui eurent d’ailleurs le même sort que plusieurs autres tentatives thérapeutiques appliquées chez cette malade.

40 Procédés irritants. — Ils recherchent encore la sclérose interstitielle de l’angiome par l’intermé-

1. Ac. de méd., 1er mars 1892, et Rev. gén. de cliniq. et thérap.^ 1892, p. 150.

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