Wiener Med. Presse
TRAITEMENT
ture entraîna une suppuration, dont [l’abondance et la durée (six mois) avaient mis en danger les jours du malade, un enfant de moins d’un an. La plupart de ces accidents s’observent avec les nævi fortement vasculaires ou caverneux.
III. Méthode destructive. — C’est la plus anciennement connue. A. Paré^ la pratiquait déjà au bistouri, en donnant le conseil d’amputer au delà des limites du mal, afin d’éviter les hémorragies. Ce conseil a été répété depuis par Fabrice de Hilden, J.-L. Petit, John Bell, etc. Mais le procédé tomba, au cours de ce siècle, dans le même discrédit que toutes les opérations sanglantes. On eut alors recours au fer rouge (Græfe, Dupuytren), aux caustiques de tous noms et sous toutes leurs formes, en pâte, en flèche, en solution, en sétons. Ces derniers procédés ont été les plus répandus, ainsi que la ligature simple ou sous des aiguilles. A. Paré est encore l’inventeur de cette dernière et ce fut Saviard qui appliqua, le premier, ce procédé sur une de ses nièces.
Il en existe de nombreuses variantes : telles sont celles de Fayolle^, de RigaP, de CruwelP, etc. Dans tous ces procédés, la tumeur est embrochée par des aiguilles au niveau de sa base; on peut lui constituer ainsi, quand elle en manque, une sorte de pédicule artificiel; les fils sont alors passés soit au-des-