Gazel, Thèse, Montpellier
pie, il n’exige pas toujours l’anesthésie et donne très souvent des succès. Il n’a qu’un inconvénient, c’est de laisser sur les parties découvertes du corps des cicatrices trop visibles. Il sera nécessaire, bien entendu, de la répéter souvent, de surveiller avec soin les eschares pour prévenir les suppurations graves ou étendues. Il ne faut pas oublier non plus que ce mode de traitement amène une vive réaction et les angiomes fortement érectiles répondent par des hémorragies abondantes à l’application du feu. C’est donc un procédé à surveiller de près, à employer avec ménagement, pour éviter d’anémier les patients par des hémorragies trop fréquentes.
A la face, on ne peut guère songer à son emploi. Cependant, le professeur Forgue le préconise encore pour les lèvres ^ Mais, en dehors de quelques cas exceptionnels, l’électrolyse deviendra ici la méthode de choix. Elle donne de beaux succès pour les tumeurs envahissantes simples ou caverneuses; elle ne laisse pas de cicatrice; on peut donc en tirer le plus grand parti. Elle permet quelquefois des opérations compliquées ou délicates et M. Valude^ a ainsi obtenu la guérison d’un angiome kystique de l’orbite. Il est cependant des cas où elle est insuffisante, sans que nous puissions dire pour quelle raison. Tel est le cas observé par l’un de nous à l’hôpital Trousseau : la tumeur, située à mi-hauteur du bord antérieur du muscle sterno-mastoïdien, ne subit aucune diminution, malgré une application patiente, répétée et méthodique de l’électrolyse.