‹ Les angiomesChapitre 38 sur 194 · Deutsche Zeitschinft f. Cfiir., 1890, XXIX, p · texte numérisé non relu

Deutsche Zeitschinft f. Cfiir., 1890, XXIX, p

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

se traduit par une usure partielle de la surface, des ostéophytes ou de l’éburnation. L'ostéite raréfiante peut même l’emporteraupoint d’amener une résorption presque totale de l’os : Lamorier a vu un bras qui était devenu « mou comme une tête de veau^ » !

Chez un malade présenté par Chassaignac à la Société de Chirurgie et porteur d’un vaste angiome de la face et de la langue, le maxillaire inférieur était en partie disparu^. Une observation de Duncan^ est non moins curieuse : dans un cas d’angiome congénital profond du pied, on ne comptait que quatre métacarpiens; le quatrième (le dernier) était beaucoup plus volumineux que les autres, mais son état spongieux était tel qu’on le traversait de part en part avec les aiguilles galvano -caus tiques.

Les lésions primitives du périoste ou des os sont beaucoup plus rares. Au point de vue de leur siège, on peut en distinguer trois variétés : angiomes parostaux; 6, périostiques; c, osseux.

а. Les angiomes parostaux sont en rapport presque immédiat avec les os. On peut citer, comme exemple, le cas de L. Tripier^, dans lequel l’angiome occupait le tissu sous-synovial du genou; le cas de Lannelongue^ dans lequel un angiome crânien était uni à la fontanelle postérieure par un petit pédicule membraneux; le cas d’HofrnokU, où l’angiome et le pé-

1. Cité par Boyer, Œuvres chirurg., 5® édit., Paris, 1845, II, p. 474.

'2. Soc. de Chirurgie^ 1851-1852, II, 157.

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