New York med. Journ.^ 1885, p
un sang rouge, rutilant, comme du sang artériel.
La circulation des angiomes est une question plus complexe encore. Gomme Ta fort bien dit M. Quénu, (( la communication artério-veineuse, plus ou moins large, plus ou moins facile, domine la circulation des angiomes ». Il suffit, pour le pressentir, de comparer ensemble l’anévrysme cirsoïde, l’anévrysme artério-veineux et l’angiome. Partout, on voit artères et veines se dilater, s’épaissir, devenir variqueuses: les lésions partent d’un point commun, siège initial du processus pathologique, et remontent vers le centre.
Mais cette extension se produit tantôt du côté des artères, tantôt du côté des veines, tantôt des deux côtés à la fois. La circulation des angiomes ne s’accomplit pas en effet dans des conditions toujours identiques. On s’explique ainsi les propositions contraires formulées à leur sujet. Follin\ par exemple, considérant leurs vaisseaux gorgés de sang, croyait qu’il y avait stase à leur intérieur. Cornil et Ranvier^, de leur côté, déduisaient, de la rareté des leucocytes, que le sang devait y circuler très activement.
L’angiome, en effet, interpose entre les artères et les veines des voies plus larges, mais aussi plus tortueuses. Ces deux conditions, de nature contraire, pourront se neutraliser l’une l’autre et l’angiome demeurera indéfiniment stationnaire. Mais l’équilibre peut se rompre ou ne jamais exister. Le sang circule alors plus ou moins librement, encombrant et dilatant, selon le cas, le réseau veineux ou le ré-