Manuel d*Hist. pathoL, I, p
seau artério-capillaire. La pression augmente avec la surcharge et elle est parfois très considérable : dans le cas peut-être exagéré de Lamorier, rapporté par Boyer, une simple piqûre faisait jaillir le sang à deux pieds de distance.
Quand la circulation d’un angiome devient anormale, il en résulte toujours une entrave à l’écoulement du sang, soit en amont, soit en aval de lui. On observe ici un phénomène semblable à celui qui se passe au cœur dans les cas d’insuffisance ou de rétrécissement valvulaires.
Grâce à leur élasticité et à l’hypertrophie de leurs muscles, les artères peuvent échapper un certain temps aux conséquences pathologiques que nous venons de signaler. Les veines, de leur côté, ont à leur disposition de nombreuses voies de dérivation qui leur permettent d'avoir moins à craindre ces surcharges sanguines, ces pressions exagérées. Aussi l’hypertrophie de leurs parois est-elle souvent nulle ou très limitée. 11 n’en est pas moins vrai cependant qu’elles peuvent être atteintes, alors que les artères sont absolument indemnesL
Si les choses restent en l’état, on peut dire que la lésion est compensée, et ces hypertrophies vasculaires méritent bien le nom de providentielles, que Beau donnait à celles du cœur.
Mais le surmenage continu des parois artérielles ou veineuses ou des troubles circulatoires accidentels peuvent mettre un terme à ce nouvel équilibre. L’hypertrophie compensatrice devient insuffisante