‹ Les angiomesChapitre 93 sur 194 · Médico. chii\ Trans., 1818, IX · texte numérisé non relu

Médico. chii\ Trans., 1818, IX

COMPLICATIONS

d’hémorragies abondantes et répétées; il dut lier la carotide du malade (un nouveau-né), qui n’en succomba par moins quatorze jours après l’opération. Au Congrès de chirurgie de 1891, le professeur Panas a communiqué l’observation d’un angiome de l’orbite suppuré au cours d’une fièvre typhoïde; il fallut recourir à l’énucléation de l’œil.

Le cas de W. Hulke^ plusieurs fois cité, résume assez bien l’histoire de ces inflammations des nævi : une petite fille de quatre ans avait le côté gauche de la face et du corps couvert de taches vineuses. Sa jambe gauche était œdématiée; mais la température locale était plus élevée du côté sain. En octobre 1872 (l’enfant avait 6 ans), de petites ulcérations, qui ne guérirent que très lentement, se développèrent au niveau de la narine gauche, envahie elle-même par les productions angiomateuses de la face. En août 1874, ulcère à la cuisse et érysipèle à la jambe gauche. En août 1875, le membre inférieur entier présente un œdème considérable; des eschares se développent, et sur elles viennent se greffer trois érysipèles successifs. L’enfant succombe finalement dans les derniers jours de l’année.

Les hémorragies, quand elles coïncident avec la dégénérescence cirsoïde, sont extrêmement graves. Mais, vu la ténuité des surfaces recouvrant parfois les angiomes, on est étonné qu’elles ne se produisent pas plus souvent (A. Bérard).

Nous avons vu, dans le service du professeur Lannelongue, une jeune fille atteinte d’un angiome

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