‹ Les angiomesChapitre 98 sur 194 · Journal de méd. de Bordeaux, 16 nov. 1878, p · texte numérisé non relu

Journal de méd. de Bordeaux, 16 nov. 1878, p

malade, qui en était porteur, l’avait souvent écorché avec son rasoir. Duchemin, Perrin, Renoul* ont étudié cette dégénérescence avec les nævi en général; mais un très petit nombre des exemples qu’ils citent pourrait être mis au compte des angiomes. Chez une demoiselle de trente ans, Pflüger ^ a vu se développer un sarcome aux lieu et place d’un nævus vasculaire congénital. Tout dernièrement J. Reboul en rapportait un nouveau cas : une femme de cinquante-six ans portait un petit « nævus veineux » congénital de la joue ; ce nævus devint prurigineux et se recouvrit de petites verrucosités. La malade se grattait et fît souvent saigner sa petite tumeur, qui prit bientôt les caractères d’un néoplasme malin. Elle fut enlevée et l’examen histologique montra qu’il s’agissait d’un sarco-épithéliome.

Tels sont à peu près tous les exemples qu’on puisse citer de cette dégénérescence.

Elle est donc un fait rare, exceptionnel. De plus, le cancer mélanique, si fréquent avec les nævi pigmentaires, n’a encore été observé que deux fois avec les nævi vasculaires (Stiles, Capitaux.

Jusqu’à présent, aussi, cette complication ne s’est présentée que chez des sujets d’un certain âge. Le plus jeune avait trente ans (Pflüger). Elle s’annonce ordinairement par des douleurs ou du prurit et des hémorragies. Les plaies, les excoriations légères sont souvent mentionnées à l’étiologie.

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