SCROPE
On n'ignore pas que, le soir même, Brummell parut à l'Opéra peur la dernière fois. Il n'attendit cependant point la fin du spectacle et, sans rentrer chez lui, prit place dans une chaise de poste qui le mena droit jusqu'à Douvres. Quelques heures plus tard, il débarquait en France.
Gomme Brummell, Scrope aima le jeu furieusement et comme lui Scrope dut au jeu de finir en exil. « Longtemps cependant, la fortune le combla de grâces particulières ; mais vint une heure où, suivant sa coutume, elle abandonna l'élu de son choix. » Peu après l'extinction de la Dandy Dynastij^ Scrope, un beau matin, se réveilla très las, très vieux et ruiné de fond en comble. Réunissant les débris de sa fortune, c'est-à-dire bien peu de chose, il fit alors aux environs de St-James des adieux définitifs et s'en alla prendre à Paris ses quartiers d'hiver. Thomas Raikes, dont il sera parlé plus loin etqui dans la vies'adjugea pourtâche principale de connaître tout le monde, range bien entendu l'ancien condisciple de Byron au nombre de ses relations. Il vivait, nous l'avons déjà dit, très solitaire et très pauvre ; mais quelque limitées que fussent ses ressources, jamais il ne soufflait mot de sa détresse. D'amis il n'en avait plus guère, sauf quelques-uns du temps jadis qui,