Petites pyramides de pierres
— Deux bons et braves capitaines, aujourd'hui, deux braves Anglais; continuez, docteur, l'histoire de ces mers que vous possédez si bien ; il y a toujours à gagner aux récits de ces tentatives audacieuses.
— Eh bien, pour en terminer avec James Ross, j'ajouterai qu'il essaya de gagner l'île Melville plus à l'ouest; mais il faillit perdre ses navires, et, pris par les glaces, il fut ramené malgré lui jusque dans la mer de Baffin.
— Ramené, fit Hatteras en fronçant le sourcil, ramené malgré lui !
— Il n'avait rien découvert, reprit le docteur ; ce fut à partir de cette année 1850 que les navires anglais ne cessèrent de sillonner ces mers, et qu'une prime de vingt mille livres1 fut promise à toute personne qui découvrirait les équipages de l'Erebus et du Terror. Déjà en 1848, les capitaines Kellet et Moore, commandant l'Herald et le Plover, tentaient de pénétrer par le détroit de Behring. J'ajouterai que pendant les années 1850 et 1851, le capitaine Austin hiverna à l'île Cornwallis, le capitaine Penny explora sur l'Assistance et la Résolue le canal Wellington, le vieux John Ross, le héros du pôle magnétique, repartit sur son yacht le Félix à la recherche de son ami , le brick le Prince -Albert fit un premier voyage aux frais de Lady Franklin, et enfin