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Le pii'iiiicr iiiinislic, environné tle l'éclat que lui communique la confiance du souverain, est (iiiel<iucfois sembiahle à inie guêpe euferméc dans un morceau d'ambre. Quelquefois aussi, prêtant à la volonté du souverain la sanction d'une liautc auloriié, et enlouiani ce qui est sans valeur des qualités lumiDcuse3 d'une grande intelligence, il est comme l'ambre qui enveloppe l'insecte.
Il y aura toujours des sols de tous degrés nommésau ministère, uniquement parce qu'ils sont incapables même d'être (onstables. Il y aura aussi des fonctionnaires qui auront beau exercer leurs hautes fonctions lidèlement et avec inqiartialité, et seront toujours exposés h la raillerie dont le roi Léar apostrophe les éléments quand il les appelle servilcx miiiistrci. Mais il csl certain qu'aucun homme, quel que soit son parti, ue peut espérer de devenir ministre d'état sans susciter dans un grand nombre de cœurs innocents et patriotiques une foule de haines, de soupçons et d'alarmes. Ce fait est assez trisie: nous n'avons pas besoin d'eni|)iier les choses en en faisant le sujet de dissertations morales. Mais si le fait est triste, en voici un autre curieux : c'est qu'un lord, simplement parce qu'il parle d'un banc opposé 'a celui qu'il occupait hier, change en coups de tonnerre les faibles édalsde sa vois, et épouvante le monde : c'est qu'uniquement parce qu'il est devenu le très-honorable M"*, et qu'il a été admis au baisc-mains lors de sa nomination, un homme trouble les songes des têtes couronnées, remplit les cours élrangorcs d'effroyables appréhensions, et jette dans l'âme de plusieurs de ses concitoyens une terreur égale 'a celle que cause un tremblement de terre.
L'ne dernière observation : trop souvent le premier ministre semble avoir été nommé à dessein de nous montrer combien peu de sagesse il faut pour gouverner le monde; mais en général les gouvernés ignorent la somme de talents, de sagacité, de vigilance, de zèle, de prévoyance, d'imaginatinn, de facultés de toutgenre, dépensée 'a chaque instant dans un puissant empire pour soutenir les ministres a ce poste où la sagesse est rarement présente. Heureuses seraient les ualions si , de temps en temps, ne fût-ce que pour la rareté du fait, on employait en faveur du peuple la millième partie de l'enthousiasme qu'on déploie pour appuyer un parti. Cela suffirait pour racheter des empires et régénérer le monde. On a vu des ministres devoir leur élévation à leurs talons rouges, être poussés au pouvoir par la force d'une plume gracieusement agilée, être appelés h uu rang supérieur par un signe du frêle éventail d'une dame, se frayer un passage par l'impudence et la galanterie, ramper, se glisser, se traîner au pinacle (c'est l'ordinaire) ; mais quand ils sont là, quelle complication de moyens est mise en œuvre pour les soutenir' que de diplomatie, de trames, de complots, de mines, de contre mines, de cajolerie, d'intimidation, de séductions, d'équivoques, de mensonges, de flatteries, de manoeuvres inconnues sur la terre avant l'avènement du premier des premiers ministies! Quel vaste génie secrètement employé, ei que le résullat avoué est mesquin et insigniCant !
Esprit de l'intrigue , si tu consentais 'a te montrer au grand jour, toi qui ne dors jamais, tu dormirais la moitié du temps, et même toutes tes journées, en a\ant soin de tenir uu œil ouvert. Comparativement 'a ton existence actuelle, celle-ci serait ur.e
LK p m: Mil: H mimsthi;.
siMiii-.sinocurp, el cepciidanl le salul (K-s nations sorail assino! Qno d'onibarras cl de talents la probité rend innlilos! Il osl l'acilc a nn ministre de sauver son pays el Ininiênie , mais qu'il lui coule de peines pour ne sauver que lui seul I
Un Toiiv-Wiik;-Uai>ical.