‹ Les anglais peints par eux-mêmesChapitre 44 sur 106 · lil VKLK DK Tlli · texte numérisé non relu

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tlaiis les veines. « Enfin le système do lenipérance est dénonce |iui on\ cninnu' une ilocti'ine timide, imparfaite, fausse, incertaine et trop raoïlérée.

liien cnleiuhi ipie le disciple nilliodoxe et consciencieux de la leiupérance vous présentera des arguments tout contraires. Il est op[(osé [)ar principes;! toute espèce d'excès. Il es! d"avis de iwrnei l'appétit humain il une demi-douzaine de ])lats à dinar, avec un dessert de deux ou trois heures, et une bouteille de vin par lèlc et par heure; et alors il demande d'un aii' de liionjphesi ce n'est pas faire lieancoup pour arrêter les i)rogrcs de l'abus des s|)iriluou\ et de l'apoplexie? Il prétend, avec raison, que tandis qu'un homme est assis les pieds sous la table , il y a im|iossil)iiité qu'il vafiue par les rues dans tin étal de dégoûtante ivresse: el quand même il en viendiailii cet excès d'ignominie, quand même on le venait déi rire, en renlranl chez lui, de fâcheuses sinuosités , cela ne vandiail-il pas mieux que de rester toute la nuit insensible sous la table, é\itant les re;;ards de l'Europe , (|ui sont lixés sur vous dès que vous sortez, reprenant en cachette les sentiers de l'eau de soude et de la sobriété, et frustrant bassement le tronc des pauvres de l'amende de cin(j shillings '? Il se lève donc dès qu'il est las d'élre assis; il trouve qu'il esl plus moral et plus digne d'un homme de quitter la table en temps opportun. In fianc el sincèie professeur de tempérance, 'a la différence du pique-assielte et du buveur par habitude, aura toujours la bienséance de sortir de table quand il en a trop; la quitter plus toi serait absuide. C'est assurément un noble exemple de modération donné à celui qui se livre d'oidinaire "a l'ivrognerie, et qui ne songe jamais à essayer de s'en aller que lorsqu'il sait que cela lui est impossible.

Venons-en maintenant au buveur de Ihé , destiné à occuper l'une des places les pins en évidence el les plus honorables dans le tenq)le de la Tempéiance. Comme son nomI'iinpli(|ne. il n'appartient pas a la classe de l'abstinente tolale, niaisil est du genre tempérance , dans la plus stricte acception dont cette dénomination soit si.sceplilib'.

Les luivenrs de thé (leelotalers) ne tirent pas leur nom, coniiue on l'a supposé, de l'habitude de ne boire totalement, c'est-a-dire absolument «ine du ilié. à l'exclusion de toutes autres décoctions; tcetolalrr se dit par corruption |iour tcciDiiimcf {loii- Inii). Les membies de celle secte s'ap|)elaient originaiieraent les Icrlolnmcrs (les tontons), parce qu'ils manifestaient conlinuellenient une tendance "a tournoyer sur eux-mêmes après avoir bu. et à tomber d'un rr)té ou de l'autre h la lin de leurs évolutions.

I.a qualilicalion (]ui les distingue acluellemcnt les adéterniiués 'a adnpter comme règle de se restreindre, pour toute boisson, à celle qui, comme dit le poêle ^ avec une vérité toute poétique, réveille sans enivrer. Le buveur de thé, présentemeni exposé aux yeux du leclcnr, n'est pas poêle évidemment, et la qualité slimulaiile du breuvage ne git <jue dans l'imagination. Il le loue sans doute, mais avec des réserves qui

' ^ oyi/. l'Eiiidiant en Médecine, paiïc 33. ilV. du ï'.> '•''•'•' '•■ ''•'"• '•")>' <■/■"'■ luck la BoiK-le île ihovoiix enlevée), poriiie .le l'ui»-.

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unissent par éi|iii\aloii' ii une aversion complète : il n'en sa\ouio jamais une ciiilleii'e sans accorder naturellement une pensée rétrospective ou par anticipation au nectar béni par le ciel : en déunslant son thé "i lon'.'s traits pour 2n;;neri1u temps, il sail(in'il existe un autie liquide plus agréaMe, et, d'un aii de douleur et d'extase, il Ixiit à la gloire iniinorlelle du porter!

I,e buveur de thé est la prtMive de la double fonction poui- laquelle nous avons été créés : il a un devoii- extéi ieur ii remplir envers la société , et il en a un autre en son particulier ; il est d'une façon pour le monde et d'une autre pour lui-même; il prend du thé en ville et du punch au coin de son feu ; il a un f.'oi'it public et un ijoùl paiticuiier, une piédilection professionnelle et une |)rédilection personnelle. S'éloigne-t-il en cela de l'usaçie établi, ou se conforme-l-il a'i principe universel et irrésistible qui gouverne le caractère humain'? On assure que le démocrate est généralement un tyran domesti!|uei l'oppresseur public est dans sa vie privée remarquable par sa douceur et son affabilité; le niéd(>cin prescrit une abstinence presque totale, et se permet in pcllo la soupe à la tortue, le turbot, la venaison , le gibier et le macaroni ; l'acteur, après avoir joué Lucullus, soupe avec un reste de fromage; le critique a u;ran<l soin de ne publier aucun ouvraue. s'il peut s'en empèehci': ;i la profonde salutation du courtisan succède un coup gratuitement administré ii son valet de pied, ainsi nommé bien convenablement; le négociant qui peste contre l'habitude qu'on! ses pratiques de marchander, marchande lui-même lorsqu'il aihèle, sans scrupule ni remords. r)ans tontes les conditions on remarque des anomalies. Nonseulement les gens de tontes professions se font de mutuels reproches, le prêtre traite l'avocat d'Iiypoerite, l'avocat se raille de l'ecclésiastique ; mais encore, par leur nianirre d'èlre. tous se condamnent eux-mêmes.

Il .serait inutile de multiplier les exemples. Conforménicntii la coutume du monde, le buveur de thé qui a prononcé dans imc réunion de ses confrères une harangue de trois heures, à la taverne de la Cniller-d'Ktain et du Paradis, revient chez lui, et dépose les habitudes dont il fait profession, en même temps ipie son chapeau el sa redingote . Il a été tempérant jusqu'il neuf heures, il aiicera la bouteille jusqu'à l'heure du coucher. Sa tasse s'est transformée en bol; son discours en l'honneur du thé noir s'est harmonieusement fondu dans une chanson interminable en l'honiienr du vin vieux.

C'est ainsi que le buveur de thé justilie la nature humaine cl nous donne l'exemple "a tous; il connaît la pM»;iension de l'esprit humain pour les extrêmes; il sait que la < hair est faible , car personne n'a pris plus fréquemment l'unique verre de trop, « la dernière plume c]ui rend trop louide la charge du cliameau ' . » Il v<'nt condialtre celte disposition i|ui nous est naturelle en nous inculquant certaines vérités rassurantes; lisait par expéiience que les espiits généreux ont adopté pour devise : lUen do trop; mais les mortels sont enclins aux excès. H sait (car ses piiipres instinds Ir lui disent 1 que le siiperlhi est li peine snllis.inl.

' Cil.ilKpn <lf shakipi-ri-. ' X . <lv T.

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Ainsi, [)our nous empôclier ili' tombci dans le inécipice, il représenlt' ruritrisseau (|iii proiluil le llic (onimcnno pliiiitc (|iii nous fouinit un ulimcnt faclice, un rafraîclilsscniont en tlicoiic, et il s'étend sur ses vertus avec d'autant plus de force, (|u'il sait (|ue personne ne s'en déclarera le ])artisan exclusif, et ne renoncera totalement à la viiine, au blé, au houblon et au genièvre.

0 II doit y avoir des théories, dit-il; mais il ne faut jamais souffrir qu'elles aient hop d'influence sur la prali(iue. n

Il consiilère conui:e très-équivoques les préce|)les ([ui ont hesoiu d'être renforcés par l'exemple. 11 faut donner des avis, on en a toujours, dans tous les siècles, distribué gratis, ou en les estimant ad viilorcni ; mais il y aurait folie à désirer (ju'on les suivit. En conséiiuence , après avoir ([uitté sa chaiie, ses pensées se tournent directement du rôté de la cave. Il est d'avis que les extrCraes se touchent, et il le prouve en clieichant le plaisir au fond d'un verre de grog au whistkey. Boire de l'eau n'est, selon lui , que la moitié du devoir de l'homme, dans le caractère dmiuel il y a toujours du mélange. >'éanmoins, il ne repoussera pas absolument le thé, ii.êne dans ses heures non professionnelles , et abstraction faite de sa qualité de prédicateur de tempérance; mais alors il e\ige iîiipérieusement (ju'on corrige le tlié avec une goutte d'eau-de-vie. Il ne voit aucun motif (lour i|ue M Tvvining' ne cède pas des clients à MM. Hodges et Booth-.

Ce .s(//c ijim 110)1 accordé, il répondra affirmativement h cette (juestion opportune, mais trop souvent sarcastique : i Votre thé est-il bon'? « Mais s'attendre a ce qu'il <léguste le soiicliong à huis clos, à ce qu'un soldat affronte la poudre à canon sans avoir en vue un glorieux rapport de sa conduite, c'est exiger de lui une condition qu'auiuM moraliste n'a jamais lenqilie. Est-ce que Thomas Moore , lorsque dans un diner il fait appel "a la sympathie humaine , en disant ; « Voudriez-vous me passer une pou. ne de terre? » encadre sa requête dans une stance délicieusement adaptée a cjuelque vieille mélodie irlandaise? Est-ce que M. Lockhart , éditeni du Qitnrlpily Rei'i'U', dit ; « Nous sommes de cet avis, » dans ses entretiens familiers? M. *** , qui déplore chaque jour avec horreur l'état de notre marine et l'abandon de nos côtes , fait-il voii' dans la joyeuseté de sa vie privée la moindre appréhension de l'arrivée des Busses et du sac de Londres? Poiir<iuoi donc enjoindrait-on au seul buveur de thé de conserver dans son salon les préjugés de sa doctrine , et de ne jamais se départir de ses habitudes publiques? Pourquoi ne lui permettrait-on pas, pourquoi même ne lui ferait-on pas une loi , conune aux autres, de fermer sa boutique? Au reste , il n'attend point qu'on l'y autorise; il ne refuse pas de se consoler des calomnies et des injustes exigences du monde pai' quelques plaisanteries. Il ajoute à son bieuvage fumant une tranche mince d'écorce de citron, pour en augmenter la force et les agréments. Et avec un cligneraenl d'yeux qui renverse de suite l'indestructible théorie qu'il a établie dans son dernier traité de tempérance , il se ilit «lue le Ihé lui

' l.e pliiscc'leliip inari'liaiiil ilp llié dr Lnndips. {\. dv T.) (jsiiiil cletu iiiari'li.iiulsilc '^|iiriliiriiiî. lld.

\si \.i: lu viaju 1)1'. iii i;.

lii'iil lie» lie |)iiiuli. Il lait une allusion laeétieiise a s<m i luliiiienl , en se ia|i|ielanl que, lorsqu'il allait a l'éeole , le T n'était pas mis au iioiiibie des liquides ilonl il :\\ipicnait les noms par eieur.

Pope a (lit (le lind Oneiy, ou loul diieiy a dil de l'ope, (|ii'il ne Imvail jamais de tli('' sans intentions caeliées. Le luiveiu- de tlii' est de m(''nn': S(ni aiiimir puni' le tlie cache des vues prufondes. Il se propose sans doute un Imt analoi;ue a celui du crili- (jue de l'ii|ie, le docteur Samuel Jolinsoii, lorsque , pour la trente-tioisiè'Uie l'ois do la soir(^e, il demandait à mistress Thrale de lui verser du tlni. Le vulgaire supposerait que le philosophe ('tait stimule par une soif f^rossièrc; nous dirons phil(")t que cT'tait par une soif de connaissances, |iar l'envie de s'assurer, en consommant, de r(''ten(lm; des ressources de la Chine , et de la quantité d'eau (pie pouvait contenir la Tamise.

Des désiis non moins louables animent les leclolalcr.s d'aujourd'hui , ainsi (jue des tendances ii la perreetihilit(! que l'ope ni Johnson n'ont jamais (^'prouvées. Leurs preuves des vertus du IcrliiUdismc sont en elU^s mi!'mes des merveilles, et sans exenqile dans les statistiques. Ils ont d(imontr(; ijue, comme lu grande majorit(i des hommes suivit à r(ipoque où le lait est leur seul aliment, époque qui précède celle pendant la(pielle ils i;ontent des li(|ueuis fermentées, etc., les lii|ueurs fermentées, etc., alir(''gent la (lur(''e de ICvistenee. Ils ont (U'couvert que, sui' mille criminels enfantés par ce pays IV'cond durant le derniei- demi-siècle, depuis le vagabond enduici jusipi'an misérable assassin , neuf cent quatie-vingt-div-neuf et un enfant ont été, a une époque (iuelc()n(|ue de leur vie , a(l(nmés au \in , au\ li(iueurs loi tes, 'a la bière. De la ils déduisent irrésistiblement la conclusion que tous ces liquides mènent an crime, et sont des loi reiits empoisonnés (|ui traversent la société : quel est le remède ? le tcctolalisiiic.

Ils établissent cette vérité pour nous rendre plus sages et non pas meilleurs ; pour ajoutera notre provisi(ni de renseignements statisti(iues , et non pas pour nous l'aire protiter de la kn.on ; pour augmenter notre trésor de connaissances, et non pour nous guider dans notre conduite ; enlin , pour constater un calcul (Uiienx, et mm pour lutter mal "a propos contre les penchants qui nous poitent à l'homicide. N'ont-ils pas autant de droits 'a se régaler de temps h autre qu'aucun autre ouvrier de la vigne de la science et de la morale'^ llsen ont bien plus! (^Mii possède des titres a l'iiidulgence, si ce n'est l'abnégation':' (jui mérite de sa\imr(!r de l'eaii-de-Nie , si le hr loi nier n'eu prend pas une seule goutte'/ N est-ce pas une inavime populaire, une des |iliis sages de tonte la pliiloso[)|iie praliipie, ipi'il faut encouia;;er les bonnes nsolutions'Mlombien cette opinion est piéb'rable il ce [irincipe mesquin fi tioinpeiir; qui! la veilu trouve en elle-même sa récompense! en autres ternies, que la tempérance devrait se ( ontenler de boire du thé! Ainsi donc, les non tempérants jouiiaient de tous les biens (le la nature ; l'ivrogne monopoliserait les spiritueux ; et (cbii dont le sein est rempli lie l'amour du Icclolalism:: n'aurait jamais rien jmur se réclianl'l'er le cuiur !

Voyez à quels excès conduirait celte honteuse et misérable doctrine : la vertu trouve sa récomiiense eu (^1 le même. Au iiiomeiit nK'me où nous écrivons, nos ye;i\ s'arrêtent sur un arliele dejiminal i|ui annonce (|ue l'usage de l'opium, comme moyen d'cniviement . se réiiand rapiilcinenl , suitoiil dans les distiicls oii abondenl

Il; iti \ i:l K i)i; i m:. isr,

les cnllionsinslcs liicii iiiiiMiliiiiiiii's Milyaiicim'iil ujipcli's liiloinlvrx. nn assinv posiliveniciit que c'csl |)arini leurs coniniuiiuulés, dans lesiiiielles on u alijuié les liqueurs fuites, que s'csl propagé l'usage de niûehei- de l'opium ! Voilà donc ces gens voiUkmix qui voudraiciil aholir l'aie et les jiâteaux : ils s nt punis d'avoir |iiis la lenipéianie au mol, et de l'avoir exaspérée en inlorprélani lilléralcnienl son « Non, je vous remercie. « Tel est le cliùliinent de l'ignorance philosophique de ces lioniincs (|ui ont voulu faii e asseoit' l'alislinence h leur table. Il est évident ijne qnelqncs-nns ont (KJU.ssé trop loin la plaisanterie ; ils ont essayé de nous ronvaincre (lu'ds étaient sérieux en devenant insensés. Leurs efforts pour donner un exemple de dévouement les ont entraînés à un horrihle degré de complaisance envers eux-mêmes, et l'usage de raàcl)er de l'opium est devenu la conséiiuence de leur haine poni' le f/(«.

C'est ainsi que, dans certaines contrées, les prêtres ont trouvé c|u'unc pluralité d'amours pourrait seule suppléer au bonheur qu'on leur leliisait d'avoir une seule passion légitime : c'est ainsi que trop de laïques abandonnent courageusement leurs légers défauts pour se livrer sans scrupule "a leiirs vices ; et il en est de même de tous les hommes et dans tous les temps. On est très-déterminé !i renoncer;! une manvaise habitude, pour en prendre une encore pire; un homme quille la tabatière parce <|u'elle lui (au^e une excitation légère, mais peinicieuse . cl prend en main les dés parce qu'une excitation pins forte lui est indispensal)le. Si nous parvenons à éviter l'ostentation , ne devenons-nous pas merveilleusement fiers de noire liumilité? Voyez celui qui se guérit, par des efforts réitéiés, d'une vanité désordonnée : qu'il est vain de sa perfection ! comme il s'enorgueillit de s'être affranchi de la vanité! Par le temps qui court, c'est une excellente espèce de réforme morale que celle qui substitue seulement un vice à un autre de même taille ; mais on ne peut en dire autant de la substitution du perfide opium au vin généreux ou "a l'estimable porter.

Il s'est formé récemment une société qui se distingue de toute autre secte, et qu'on ai)pelle la réunion du l'ot-d'f:tain. Ne serait-elle pas composée de iccioialcrs occupes "a une démonstration pratique de la modération de leurs vues et de la solidité de leurs <lisposilions? L'enseigne du Pot-d'Iitain est propre ii faire reconnaître le tcriolalisme. La tempérance est oïdinairemenl loquace; elle aime les réunions et fait toujours grand bruit de ses propres mérites et des démérites de ses adversaires. La société du Pot-d'Etain est assurément la représentation nationale des icctolalcrs.

Le tcelotalrr qui est véritablement de bonne foi vous dira que la tempér'ance est une vertu tr-ès-coùteuse. L'n de nos amis , pas plus tard que samedi dernier, 'a un dîner d'une douzaine de buveurs de thé, se trouva , sans le vouloir, le seul homme qui drnàt simplement , et bi'rt avec modération. Enfin, c'était le seul des douze qui pût dire qu'il était sobre, les onze autres n'étant guère en état de parler. Il a souvent depuis déploré son malheur: il fut obligé de payer pour la compagnie. Aucun autre que lui ne put déboutonner son gousset, et le garçon mit le festin sur le compte de notre malheureux ami. Aussi déclare-l-il que ses moyens ne lui permettent pas de faire profession de sobriété; il est trop pauvr'e pour être so!)re.

La tempérance ne réussira pas. Si vous voulez savoir où l'on trouve toujours un verre de vieille et bourre eau-de-vie. adressez-vous au buveur' de thé. il \ous iridi-

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