‹ Les anglais peints par eux-mêmesChapitre 47 sur 106 · I.K i;(»Mil 0 I i:UU UctMMULS. VJ · texte numérisé non relu

I.K i;(»Mil 0 I i:UU UctMMULS. VJ

aUrii|H> la liciUaino , dose tinUM-r (iliis vioiu qu'il ne ilésirc l'étro. cl tic s'apcrccvoii- (]u'il 11'} a pas de |iliisi;raiid plaisir au uioudo que d'cuvoycr audialilc ecu\ (|ui Irouvcul dans la vie un |)laisir iiueleouque.

Le leelcuinous paidouneradc nous échauffer la hile eu traçanl ce pmtrait; nous dirons doue séricuscnieul : Au nom de Dieu, parcnls de toutes les classes, n'élevez [«s vos cufauts i>our ou faire des sots liyiioerites. malappris, importants ou efféminés ; mais cmpUn ez toutes vos forces pour les empêcher, si vous le pouvez, de prendre dans la vie, soit derrière un omnibus, soit sur le siège élevé d'un équi|)age, une position qui leur fasse croire qu'ils eut atteint celte fausse et prétendue sagesse . celle ridicule igiiorauce appelée mal a propos connaissance du moude.

Revenons au type général du conducteur. Il connaît réellement les hommes , car il sait que le petit jeune liomme ci-dessus mentionné est un sot. Vous le voyez, revêtu de son costume de pluie, représenté en tète de cet article. C'est un spécimen à peu près complet de la classe à laquelle il appartient.

Il est civil ou impudent suivant les circonstances ; civil en général, parce que c'est dans son intérêt, et (ju'apri's tout ce n'est pas un méchant homme.

Le conducteur d'omnibus est enjoué avec ses camarades aux portes des tavernes , c'est-à-dire qu'il leui- jette leure chapeaux dans la boue, et qu'il ramasse le sien avec un certain nombre de jurons. H n'a pas eu l'icii poché depuis la dernière foire de Saint-Bartliélemy '. Il a de l'estime pour la bonne femme qui lui tient son souper chaud tous les soirs, et souhaiterait seulement qu'elle ne fût pas si caucanière. Il passe la moitié de son temps à améliorer sa santé par l'exercice en plein air, et l'autre moitié à la ruinera force de gin et de bière. Il désire avec ardeur une belle mitinée et une soirée pluvieuse, parce que l'une décide les gens a sortir, et l'autre à rentrer. Il n'a point de dimanches, point de jours de repos; songez-y bien , vous qui ehercliez une excuse "a ses imperfections.

Si deux personnes au delà du nombre voulu sont admises dans l'omnibus, le conducteur rejette sur les voyageurs la responsabilité de cette illégalité flagrante, et prétend i|ue ce sont eux qui ont consenti lilnement 'a recevoir ces dames (deux niaiihandes de la halle ii lui connues). Il croit que tous les autres conductcui's ont tort d'essayer de le dépasser ou de saisir à la volée ceux qui allaient monter dans son omnibus, mais il leur rend la pareille sans le moindre scrupule. S'il se présente quelqu'un pour occuper la dernière place, qu'il vous a promise, il ne vous la garde pas une seule minute; si vous avez laissé tomber un shilling dans la paille, il ne peut jamais se procurerdela lumière ; cependant il passera une demi-iieure "a se chamailleiavec l'individu i]ui ne veut payer que la moitié du prix O.xé; et s'il a laissé tomber lui-même une pièce de douze sous, il trouve immédiate. ncnt un flambeau.

Le coudueteur d'omnibus aci-orde une course gratis a ses favoris et favorites, notamment 'a de petits garçons du voisinage qui causent avec lui et vantent son mérite

' Le quartier uu se UentceUe foire ât (a CoiirtUlc de Londres.

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