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faire expressément liée avec l'économie doinesliqiie; mais, en ces grandes occasions, il serait pins qn'impossible à une personne indillérente d'obtenir une ontrevu<'. quelque impoitanle que lût son allaire, si cette affaire n'intéiessail (|ue lui seul. Nous avons vu un vieux et lidèle serviteur (jue le iiiallieur avait accablé se préseiiler inutilement aux portes d'un château, et être éconduit demi mort de faim par suite d'un ordre donné , qu'on ne dcranj^çeàt pas la femme de charge pour une chose étrangère aux [néparalils d'une fcle de famille. Ce fait s'est passé dans une maison fameuse, et fameuse ajuste titre, par ses actes de bienfaisance et de charité; mais nous croyons que de semblables circonstances se piéscntent rarement.
Le jour dos noces, (pii est aussi ;;ai , aussi empressé, aussi heuicux (|iie la vieille femmede charge? Ce n'est certes point la lian(éecnj)leurs; car son bonheur, (|ueique grand qu'il soit, est contrebalancé par la douleui', l'ami'ie tlouleurde se séparer de sa famille. Mais la femme de charge n'a point de soucis; pour elle lout est joie et Iriomphc. Quand le diamant et la dontclle éblouissent ses yeux, quand elle a la tête pleine d'idées de mariage et de gâteaux de noces, est-il surprenant qu'elle ne songe point à l'avenir? En s'avançant, avec la faujiliaiitc que lui donnent de longs et Odèles services, pour diie un dernier adieu ;i la future , pour jetci' un dernier coup d'œil au joyeux époux, elle s'étonne en sou cœur de ce (|«'nne jeune et aimable liancéc puisse verser des larmes.
Il est bon de remarquer ici (jne , quoique la femme de charge soit ordinairement honorée de la dénominalion qui dislingue ordinairement la dame de la vieille lille, il arrive rarement qu'elle ait osé s'endjarqucr sur la mer agitée et hasardeuse de l'hyménée. Pourtant, comme elle a soin de vous en informer toutes les fois qu'elle en trouve l'occasion, si elle ne s'est point mariée, c'est entièrement de sa faute, lille aime ii énumércr les offres avantageuses (]u'on lui a lailes, et qu'elle a refusées.
« Et, tenez, maintenant encore, toute vieille que je suis, M. Maycroft, le bailli, me fait la cour; c'est un liomn)e très-agréable, et à peu près de mon âge, un i)eu plus vieux , je pense, n
Mais si un mariage dans la famille est une affaire d'importance pour la femmede charge , une naissance l'occupe bien davantage encore. C'est le seul événement (|ui ait le pouvoir de lui faire quitter le château , où tout ira m;d en son absence , pour la maison en ville, où rien ne va jamais hien. Mais comment |)ourrait-elle , après avoir assisté ;i la naissance de deux générations d'Iiciitiers, se dispenser d'être jirésentea celle d'ime troisième? d'ailleurs, qui est aussi capable qu'elle de décider si l'enfant nouveau-né ressemble "a son père ou ;i son grand-père?
Dans ral)sence de la famille , la vieille fennne de chaige entretient toujours une correspondance suivie avec la plus jeune lille , qui lui transmet tous les oidres de mylady relativement a la direction de l'intérieur, du villa^'e, des écoles, etc. I,es jours où elle attend ces importantes comnmnications, elle recommande au portier de lui envoyer le paquet de la poste aussitôt qu'il sera venu. Avant de l'ouvrir, elle rassemble . sous divers prétextes , tous les domestiques disponibles , regarde le paquet d'un air de satisfaction, en tire la délicate missive avec précaulimi cl d'un air de profond respect , et lit 'a [dusieurs reprises l'adresse 'a mistress 'lartletl , en