LE PAYSAN IRLANDAIS
i, n'y a pasaujmiid liiii d'iiuliviilii donl on s'occupe plus ol qu'on coni])icniic moins (pic le pays.in ii'iandais, pas (riioniiiic (|ui soil le sujet de déliais plus acliaiiiés, d'o- [linions plus contradictoires, de théories plus erronées, de lalileaux plus inc\acls. Ses adversaires, en le repré- / sentant coninie undénioUjOlilifientses |iartisans;i le |ieindre tomme un ange, r.ntre ces deux extrêmes, adoptons v^i-^'e juste milieu, et nous serons dans le vrai : c'est un "cMi" homme. Et (larmi les nombreuses et {grandes (|ualit(s qu'il possède, celle de la viiilité se dessine si neUcment, qu'en en traçant le | ortrait, le chroniqueur (icut dire avec emphase : « Le paysan anglais est un homme. »
l:;t ce n'est pas un mince éloge. Uolhi , le héros, quand il parle du brave soldat castillan, exprime il Klvire son admiration en empluyant précisément ces ii ois : « Ce soldat, laites-y attention , ce soldat est un homme! A'c sont pas hommes tous ceux qui ont forme humaine. <• C'est la vérité; car sout-ils dignes de ce nom, les pereé- (uleurs du paysan irlandais, ijui, non conlenis de le réduire "a la plus vile condition sociale, 1 accusent après l'avoir rendu malheureux ; ceux qui l'ont dépouilii' de tous les biens du monde, et voudraient encore lui lavir sa bonne renommée ; ceux qui le |iouichassent et le i)oussent dans le gouffre de l'infamie avec un instinct sanguinaire, sont plutc't des chiens que des honniies.
Les Anglais se forment quelquefois de fausses idées des autres peui)les, d'après les rccitsdes voyageuissu|ierlicieIs, airivantii leurs conclusions comme 'a leurs auberges, en poste, s'exposent a une multitude de méprises. Mais le porli ait inenson'.'cr du paysan irlandais est le rt-sullal non pas d'une mé|)rise, mais d'une intention malveillante ; c'est le seul homme qui soit déni'jré de propos délibéré, par liabilude, par système.