‹ Les anglais peints par eux-mêmesChapitre 79 sur 106 · LE MAI\C!IAM) RETIRÉ · texte numérisé non relu

LE MAI\C!IAM) RETIRÉ

'il reste encore sur la Icrro quelques traces de l'âge (l'or, où tloit-on s'attendre à les trouver'!' n'est-ce point .'|tarmi ce petit nomljre de privilégiés qui , dans la niêée générale, ont eu le i)onheur de s'assurer une quantité raisonnable du précieux métal d'où l'ère heureuse a lire son nom? Quel qu'ait été l'état de l'Arcadie, il est grandement à craindre que dans ce climat défavorahle , — du moins au souveuir'de ses plus anciens lia- ^SS"°1S ^^:3=^3u ijitants, — les possesseurs d'or aient été les seuls réalisateurs de l'âge d'or. Les poètes et leurs sectateurs trompés ont été assez faibles pour chercher une solution métaphorique à cette expression d'âge d'or. Ils ont supposé qu'elle avait rapport à une époque où les hommes étaient tous égaux et tons contents ; un ordre de choses conforme h la description que le bon vieux Gonzalo ' donne do la communaulé,qu'il ,'i l'intention d'établir dans l'île enchantée.

Toutes choses pour Ions : sans effort , sans sueur.

La terre produira des fruits pleins de douceur.

Jamais de trahison , point d'épée assassine ,

De lance , de canon , de cruelle machine ;

La nature prodigue offrira ses présents

Pour en nourrir en paix mes peuples innocents.

le tableau n'est hou qu'il faire venir l'eau 'a la bouche des pauvres gens, mais

PiTsomiagp lie 1,1 Tempile de Sli,ik5]ii>i

(.V. rfH 7-.)

•200 LE M A lie II A Ml r,i:Tii\L:.

mallicnrouseniiMil il nr Irnr ilonno lion ilt- solide. I.os lioniiiirs [wisilifs, lois <|iio le siijol <I(' iKili'O |ir<''Si'iiU- osi|iiissp, ne se laissrnl pas abuser par les reiiN-loilels peilides ijiii seiiilijlonl dans de vaines pièces do lliéàlio. lis onl ro^ardé d'un leil sur laseono qui se passait dcvaiil eux ; ils onl pris les cboses comme elles son! , ol (lavaillo avec succès à en lirer la subslanco loollo; pondant que d'enlliousiastos faisoiirs de llu'ories (pour parler de ees liomnies fntiles avec une enlliire eonvenalile) puisaient dans les eaux de l'Ilélicon pour n'en retirer (juc dos poignées de nuliilés sonores.

A vrai dire , un niarcliand dont les arfairesonl loujonrs prospéré, dont la houlique a été conslamiueut achalandée, qui a honoralileniont acquis des ressouices avant l'approche de l'hiver de ses jours, (|ui est on oulre d'un caraclère do\i\, jouit d'une bonne santé, et possède quelque j^oùt ou quelque manie capable d'occuper agréablement ses facultés inlellecluelles et physiques, un (el homme (et celte terre est aboiiilaiiiment pourvue d'êtres semblables) doit assure-mont être mis au nondire des plus fortunés uiorleis. C'est le Coiydon ou le l'iiyrsis indigène de l'àgc d'or auglais. Heureux le jeune homme qui jouit de dispositions particulières pro|)res "a amener ce résultat, car il semble (|u'il faille une vncalion pour èlio commerçant connue pour cire poêle. Il n'y a pas de cullure (|ui puisse développer ra|ili(ude ai:\ affaires dans un sol où elle n'existe pas nalurellemen!. Des goûts et despenchanls trop élevés ou trop lias sont également funeslos. ( >n chercherait vaiiieniont un bon comuierçant dans l'aliiiosphJ'ro nébuleuse d'un cabarel, mais dans la vallée do Tcmpé, ou sur lescolcaux dorés du Parnasse, une piaule aussi monstrueuseniont exotique serait cerlainc de périr rapidement.

lui ce pays, où heureusement les distinclions de castes lendenl ;i s'effacer, quelles que soient les différences élonnanles (jui exisleni entre nos contemporains , il n'y a pas de degré de richesse , de rang , de dignité que le marchand prospèie ou le grand négociant puissent croire hors de leur portée, ou dont ils puissent désespérer de voir l'éclat rejaillir sur eux-mêmes , par l'élévalion de leurs enfants. On |ieut trouver en abondance des preuves de cette vérilé dans l'armée , la marine , la magistrature , l'état ecclésiasti(|ue, et les deux chambres du parlement. Ce n'est point cependant des l.eviatlians mercantiles (|ue nous nous proposims de parler' , mais des détaillants , du menu fretin industiiel , du boulanger, du buncher, ilu marchand <ic Iroinages, et autres du même genre , qui , dans leur bundile position , sont pai venus à la forlune. Ces hommes sont probablement en somme plus heureux (|ue leurs gros collègues , qui , regardant de plus haut la grande S( eue de la vie, sont exposés !i prendre goût a d'inquiets projets d'ambition. Charles II , qui n'a jamais dit de folies el en a fait constamment, répétait fréqucnnuont (ju'il considérait les métayers de la cam- |)agne comme les hommes les plus heureux de son royaume, d'autant plus qu'ils étaient d'un rang troj) obscur pour être chargés des fatiijantos fondions de juges de paix , et trop haut placés pour qu'on les honorât de la ridicule dignité de constablcs. Or, ce qu'un métayer esta la campagne , un bon marchand en détail l'est, selon nous, parmi les dit;nilairos de la population citadine. Il n'est pas afiligé d'un désir fiévreux d'entendre sa propre voix retentir au parlement , ou même de s'asseoir au milieu de leurs seigneuries , aux sessions trimestrielles , en qualité de juge de paix.

Il" \iAiu:iiA.M) iii:riiiL:. 2!»<

Sa iier>|nrli\i' |iolilii|iii' se lioiiio aii [iiivilcje do voler [mm un uieiiilno ilti parlcmeiil , |iii\ilége dont, soil dit en |iassant, il voudrait en yenéial èlie bientôt débairassé, pardcs niolifs de prudence. Son éloijuence se réduit a trois phrases annuelles , élaborées avec soin, (pi'il débile avec succès debout dans la sacristie ', et ce (jui a été dit de Charles II |ieut èlie retourné par ra|)porl a l'iioinuie positif dont il s'ugil : il ne fait jamais de folies, et en dit constannnenl. .Non pas que nous ayons l'iuleuliou de l'accuser d'absurdité en paroles, telle n'est point cerlaineiuciil notre pensée ; nous voulons siin])lenient tlonner à entendre que ses discours sont uiaïqués au coin d'une uiédiocrilé sans prétention , cl qu'en niciue temps une infaillible |irndeiice dirige ses actions.

Les manies des niarcliands devenus campagnards ont été longtemps pour nolie lilléralurc légère un sujet fécond de satire et de railleries. L'un des morceaux les plus divertissants de notre langue est le journal d'un citoyen retiré, par Addison , dans le Speclalcur. C'est l'original d'innombrables plaisanteries du même genre , oii l'on met en scène les individus d'une classe |iar liculière pour faire ressortir , en se bornant a les rappeler, l'absurdité do leurs [irojets, de leurs goûts, do leurs opinions. Le héros de cet opuscule avait fixé sa résidence à Isliugton , et , faute d'occupation plus pressante, il s'occupe de raconter les imporlantes niaiseries do sou existence routinière avec la minutie la plus amusante et la plus caractéristique.

Sterling, dans l'excellente comédie du Maniuje clandestin , sert également de véhicule à d'agréables sarcasmes au sujet des sottises de l'opulence sans goût. Il se vante de ses belles ruines, et des cent cinquante livres qu'il a récemment dépensées pour les faire remettre a neuf.

Dans la Vie de Joluisou, par Boswell , ou trouve quelques anecdotes historiques relatives a des commerçants retirés, et toutes offrant des détails intéressants. L'un des plus frappants est une histoire racontée par le docteur a l'appui de celle observation , que la plupart de ceux qui ont été toute leur vie accoutumés au travail , trouvent excessivement difûcile d'employer leur temps après s'être retirés. 11 rajiporle qu'un fameux fabricant de chandelles , ayant cédé son fonds h son premier garçon , alla vivre seul dans un endroit peu éloigné de la ville. L'a, il se trouva bienlùt mal à son aise , et ne trouva pas de meilleur moyeu d'employer son temps que de faire de fréquentes visites à son ancien établissenieut. Enfin , il pria le nouveau propriétaire de lui faire savoir les jours do fonte , aOn qu'il vint l'aider ces jours-la -.

Ainsi , dit Johnson , voici un homme qui trouvait une agréable diversion à son oisiveté dans le détail le plusdégoûlautde l'occupalion "a laquelle il avait été habitué.

On dit que ce qui est facile à écrire est souvent loin d'être facile 'a lire ; et les citoyens libérés do leurs affaires trouveul quelquefois pareillement que vivre dans l'aisance est loin d'être la même chose qu'avoir ses aises.

Nous croyons que c'est encore dans Boswell qu'est mentionné un fait d'une espèce analogue, mais plus remarquable encore. Lu marciiand retiré, qui , étendu sur un

' C'est là i|ue s'assemble le conseil municipal. uV. du T.)

' Une anecdote analogue est consignée dans l'Épicier de M. de Balzac. ( /d.)

292 I.i: MAKCIIAM) u i; I I li i;.

Innleiiil liop toniiuodo, avait lonulciiips cpiouvé loulos les lorliiios d'iiiic paifailo oisiveté, fut en lia atteint d'un indisposition (lès-douloureusc. Sur ses enirefailes, un se5 amis lui rendit visite et se mit h le plaindre doses souffrances :

Il Félicilez-moi plutôt , répondit le patient bien di;;ne de ce nom : ce mal me donne un sujet de réllexion , il m'occupe et m'évite la misère beaucoup plus intolérable de n'avoir absolument rien a faire. «

Cependant l'immense majorité des marchamis lelirés esl ou plus sage ou d'un lemperameiil plus lieuieu\ (jue le patient ou le fabricant de chandelles. Si pour un srand nombre d'entre eii\ le (eiups ne court pas la posie , pour un grand nombre aussi il va l'amble assez doiuemenl. bcs aiguillons avec les(|uels ils lui pressent les (lancs sont aussi varies el aussi grotesques (pic les éperons de tous les siècles rassemblés dans le muséum d'un antiquaire. Les mieux avises des négociants ne foni que cliani;er d'occupation. Ils' aclièlent ou font bâtir de petites maisons, oi'dinaiiement dans les faubourgs de Londres, et s'amusent h en louclici-, ou du moins h en réclamer les loyers. On assure que c'est un spécili(|ue infaillible pour leur procui-er constamment de l'emploi.

D'autres adoptent , pour luer l'ennemi, des procédés encore plus étranges, mais non moins eflicaccs. On nous a cité un amateur qui a passé autant de temps ii parcourir la route de Greenwicb, qu'il en a fallu pour faire le tour du monde. Voici quelle était sa recette |)0ur être heureux : monter dans une voilure à l'Iiôtel de riilépliantcl de la Tour, aller ;i Greenwicb, et revenir immédiatement par le premier dé|)art. Il fallait prendre celte médecine régulièrement pendant la journée , cl au moins six jours par semaine. On serait tenté de croire qu'une telle conduite devait bienlôl converlir toute la roule de Greenwicb en une drogue hop nauséabonde pourèlre avalée, malgré la douce et toujours croissante ressemblance qu'offre la romantique contrée en question avec les rues populeuses de Londres, comme une beauté naissante don! les cbarmes rivaliseni chaque joui' davanlage avec les altraits plus mûrs d'une mère encore incompaiable. Il faut avouer pourtant que , lorsqu'on s'ennuie, il vaut mieux faire n'importe quoi pour se distraire, que de se demander ce qu'on fera , et celle considération peul contribuer grandement a justifier la conduite du persévérant adoialeur de la roule de Greenwicb.

Quoi qu'il en soit, pour traiter convenablement le présent sujet, il faut cesser de parler en termes généraux : il est convenable de prendre pour type un seul commerçant, comme Sterne a dépeint comme type un seul captif. Nous ne choisirons pas notre héros pour l'enfermer dans une prison , mais nous le monirerons faisant ses quarante tours dans son jardin , après avoir modérément dîné a deux heures ; il dînait a une heure quand il était dans les affaires , mais il a fait une légère concession il l'usaue à la mode par complaisance [)oiir sa femme cl ses filles. Le spécimen individuel que nous avons choisi est M. Samuel D — bbs , de Gli — st — r Collage , sur la roule de Brentforl; c'est un marchand de fromages relire, el il a fait pendant longtemps d'excellentes affaires dans la rue de — , située "a moins de cent milles des places de C — h et de I' — n.

l'.n nous rcslreignanl ii ce mélange de mystère et de cbuié par rappoil au iinni cl

Ll:; MARCHA M) lilillUlî. 295

il l'entourage ilc \l. 0 — bbs, nous devons franchement renoncera toutes prétentions il l'originalité. II est évident pour le bienveillant lecteur, que nous ne faisons qu'iluiter ici la louable réserve de Modestus , Seusitivus et autres , qui , dans notre littérature périodique, ont la bonté de gratilier le public de quelques-nues des intéressantes circouslances de leurs voyages. Ces personnages délicats ont si graud'ijcur de trahir leur incognito . ou de causer une trop grande seusation dans les paisibles contrées dont ils parlent, que leurs récits commencent souvent d'uue manière a peu près analogue ;i celle-ci :

<i Nous voyagions dausie comté de***, durant l'automne de l'année 18.. , et nous admirions la succession variée de collines et de plaines qui, comme on le sait, caractérise le paysage de ce comté enchanteur, quand , au déclin d'un jour délicieux , nous nous trouvâmes à peu de distance du i)illoresque village de P"*. Qui n'a pas entendu parler de P*** , du joli, du primitif, de l'incomparable P***, comme on l'appelle dans les guides du voyageur':* Kn arrivant 'a l'auberge du C — q et de la Bouteille, nous remîmes gaiement le soin de notie bidet a T — m , l'aubergiste , et étant las et altérés, nous nous retirâmes pour nous rafraîchir dans l'intérieur de la modeste auberge. «

Ici nous laissons le lecteur en proie aux iDuiiiiciils de l'incertitude sans décider si T — m signifleTim ou Tom, et nous retournons "a notre peu héroïque héros (qu'on nous passe l'expression). C'est M. Samuel Dobbs, car, après tout, il n'a aucun motif pour être honteux de sou nom ; nous nous aventurons donc "a le citer dans toute son étendue, espérani luimblemeiit que le public britannique, avec son indulgeuce habituelle, saura ap[)i etier nos motifs.

Samuel Dobbs, quoique honoré aujourd'hui du titre d'Esiiuire, dont l'abréviation Esfj. Daure "a côté de son nom sur les listes de souscriptions charitables, vint il Londres sans autre monnaie eu poche (lu'un demi-penny. Son père était un garçon (le ferme du comté de Buckingham. Le maître de la ferme, ayant des relations de commerce avec le vieux Skriuishire, de la modeste lue de..., recommanda le pauvre Samuel "a cette vénérable relique de l'ancien monde, comme un jeune homme doué des plus heureuses dispositions, et ayant toutes les qualités requises pour le poste de commissionnaire el de garçon de boutique, alors vacant dans son établissement.

Samuel était'a cette époque âgé de treize ans, rougeaud, bien taillé et do bon appétit. Avant la Dnde la première année de sou apprentissage, l'air de Londres porta tant soit peu préjudice au champêtre incarnat de ses joues ; mais heureusement cet air malfaisant ne détruisit en rien son appétit, qui conserve encore aujourd'hui toute son intégrité. En somme, il donna a son maître la salisfaclion la plus complète, et ayant, 'a force d'assiduité, passé par son premier degré d'apprentissage, il arriva au grade de premier garçon dans la vingt-troisième année de son pèlerinage terrestre. On vit graduellement se l'.évelopper chez lui des talents fort agréables pour badiner avec les jeunes servantes, et l'art de feindre un prodigieux respect pour les riches propriétaires des places voisines. Le commerce [nospéra donc sous ses auspices. II est des gensquioni un penchant naturel hs'élever dans le inonde ; Samuel montra un peu-

•2ç,i LK .MAuciiAM) rii;iii;i;.

ihiuil ualuiol ù so lever malin, cl colle iiiestiuiable liabiliulc, jointe ii celle d'alIc loujoiusU l'église au moins une lois tous les (limai)clics, linil par lui acquciir l'ciitièio affeclion cl la conliancc do SKiinisliiic. C'était a la vérité un vrai bijou, on tablier noir, blanc, ou brun, un jeune lionunc sobre, lionnête cl inilustrienx. Telle est la malièi e première dont se composent souvent les l'avoris de la fortune, (juoi- (|u'il y ait sans doule beaucoup de cette nialière première qui n'est jamais lionoréo de remi)rcinlo du visa-e de la bonne déesse, pour avoir cours dans la société.

Uobbs était arrivé à cette favorable marée des affaires humaines (|ui, dit-on, s'offre a chacun «ne fois dans la vie; il n'était pas assez niais pouL- rester ii dormir au fond du baleau, pendant (ju^il y avait un avantage quelconque "a ramer vigoureusement. Skriuishire était uu vieux garçon dont les maux et les consolations étaient une femme de charge accablée d'années , et une nièce oi phclino. La preuiière, sous l'impiloyablo main du temps, était devenue très-send)lable aux portraits de la mère l'oie, et la seconde était d'une ressemblance frappanio avec son oncle, bien que décidément elle lui ressemblât en beau. A mesure que les inlirmités rendaient .Skriuishire impotent, les affaires étaient dévolues a Samuel Dobbs.

Marsha, la jolie orpheline, et lui, vinrent à penser très "a propos qu'il élait honteux d'imposer plus longtenips au pauvre vieux (iriillcinan le soin de garder une jeune fille éveillée ; ils convinrent donc, par un elfel de leur bon naturel, que ce liénibic soin devait êtie conDé au dévoué Samuel Dobbs, a titre de mari. Après (luelques réUexious et quelques difliciillés, Skrimsliiro linil par envisager sous son véritable jour cet acte de tendre sollicitude, et cessa bientôt do se mêler des affaires. Toutefois l'habile vieillard, quoique i)cu développé par la lecture, avait tiop de «onnaissance do ses propres impeifections pour se livrer "a une vie de méditation au fond il'une campagne éloignée. Il continua donc 'a endosser son tablier, ;i furoloi' dans la boutique, et à fumer sa pipe avec ses vieux camarades, a la laverno du Cheval et du (iroom, jusiiu"a ce rpi'il fût appelé un peu brusquement "a payer la seule dette légitime qu'il no se souciât pas d'acquitter ;— en d'autres lermes, jusqu'à ce qu'il mourût, laissant une boutique bien achalandée, cl tie jolis bénéliccs "a son lidèle premier garçon et 'a sa nièce orpheline. l'cndanl ce temps ce digne coui)le avait reçu une image mâle et femelle do ses grâces respectives, et mistress Dobbs était en état de pouvoir bionlùt savoir [.ar sa propre expéiience si, pour les cnlanls comme pour d'autres objets moins importants, numéro Jkus impaïc (jawlel.

Les chemins do fer n'étaient pas inventés 'a l'époiiuc dont nous parlons, mais la prospérité (le la familloDobbs marcha bientôt avec la rapidiléd'uu wagon. l'Iusieurs voisins, qui achetaient dans un quartier pluséloigné, plutôt pour décourager un vieux célibataire rovèclio et vraisemblablement perverti, pensèrent alors que c'était a la fois un devoir et un |.laisir de donner leur pratique 'a Dobbs, et de procurer du pain (Dobbs lui-même se chargeait du beurre) aux vifs et intéressants petits Dobbs. Les profits augmentaient beaucoup plus que les déiicnses, et Dobbs n'avait point sujet de so plaindre de la dureté des temps. Les enfants avaient quelquefois la rougeole ; des chalands inconsidérés persistaient quel(|iielois trop longtemps a chanter : " llepassei! demain, « refrain d'une chanson comique qui parait avoir été loi ton vo-

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