‹ Les anglais peints par eux-mêmesChapitre 84 sur 106 · ji'.i'NK i.oiin · texte numérisé non relu

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où il est rcnfernio. Au collège, il s'imagine que des honneurs lui sont dus, iiendanl que le plébéien liavaille pour les obtenir ; lucnie à l'ombre des bosquets aeadémiques, il se forlilie dans ces préjugés qui le séparent de la grande communauté des hommes, l'oul en |iaraissant prêter l'oreille aux leeonsde la philosophie, il est rebelle a toute discipline. L'aristocratie trouve en lui un zélé défenseur, un soldai prêt a soutenir ses droits, "a souffrir pour ses principes, a manier un bâton pour sa cause, "a surpasser Stentor par la force de ses poumons, ;i la prêcher et "a se battre en sa faveur. En doutc/.-vous'i' lecteurs; allez a Oxford ou a Cambridge, et soyez converti.

Le jeune lord de nos jours, il faut l'avouer, est bien différent de ses prédécesseurs d'il y a cin(iuante ans. Ce n'est plus le même individu favorisé du sort, qui pouvait impunément rouer un valet de pied de coups de canne , cl mettre ses créanciers à la porte. L'opinion publique l'oblige h se bien conduire , "a se conformer h toutes les convenances. Il y a sans doute des exceptions , mais nous ne nous y arrêterons pas.

Autrefois le jeune lord pouvait, "a l'abri de son litre, être un homme insignilianl. Le noble, selon l'expression de Sheridan, cachait sa tête dans une couronne de comte. Maintenant celte couronne ne dissimule point les défauts de celui ([ui a droit de la porter. Elle les mcl en relief, au contraire; elle attire l'attention, elle Oxe les pensées des hommes sur le gentilhonnne qui s'en décore.

Il faut que le jeune lord marche avec son siècle, ou se résigne 'a demeurer en arrière avec les retardataires. Celle destinée le menace d'autant plus que les anciennes ressources de sa caste diminuent h vue d'œil , et que chaque jour nous montre les différentes positions des lords (lui, comme les pourceaux de lord Brougham, sont nés pour puiser aux mamelles, ou pour être réduits aux fiueucs.

Douglas Ieuuoi.o.

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